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Dans un entretien accordé à FRANCE 24 et qui sera diffusé intégralement samedi 14 septembre à
15h30 (GMT+2), le secrétaire général de Nations unies Ban Ki-moon évoque le rapport des experts
de l'ONU sur l'attaque chimique du 21 août en Syrie.
S'il n'accuse pas le régime syrien d'avoir perpétré cette attaque, il se déclare sceptique quant à la
volonté de Damas de démanteler son arsenal chimique sous supervision internationale.
Selon lui, l'inititative russe et les négociations qui se tiennent actuellement à Genève, entre le
secrétaire d'État américain et le ministre russe des Affaires étrangères, sont néanmoins
"encourageantes"."Il est donc important que les autorités syriennes appliquent ce qu'elles ont
dit de manière sincère et exacte", ajoute-t-il.
Ban Ki-moon a aussi réclamé "une action ferme et décisive de la communauté internationale"
si le rapport des enquêteurs de l'ONU conclut à l'utilisation d'armes chimiques. "S'il est confirmé
par un examen scientifique que des armes chimiques ont été utilisées ce sera une violation grave
des lois internationales", a-t-il déclaré.
Dans ce cas, "je crois que la communauté internationale devra prendre des mesures fermes et
nécessaires pour que ce type de crime ne se reproduise plus et traduire en justice les coupables".
"Le Conseil de sécurité devra jouer un rôle très décisif" a-t-il ajouté. Il n'a pas voulu préciser si
ces "mesures fermes" incluaient le recours éventuel à la force.