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Armes chimiques en Syrie: MSF confirme

Le conflit en Syrie

Bachar al-Assad réprime dans le sang le soulèvement de la population dans plusieurs villes du pays.

Armes chimiques en Syrie: MSF confirme
<time datetime="2013-08-24T09:06:18+02:00" itemprop="datePublished">24 août 2013 à 09:06</time> (Mis à jour: <time datetime="2013-08-24T17:41:04+02:00" itemprop="dateModified">17:41</time>) lien

Un activiste rebelle portant un masque à gaz à côté d'un chien mort, dans la zone de Zamalka où le régime est accusé par les rebelles d'avoir usé d'armes chimiques.

Un activiste rebelle portant un masque à gaz à côté d'un chien mort, dans la zone de Zamalka où le régime est accusé par les rebelles d'avoir usé d'armes chimiques. (© Stringer . / Reuters)

Les Etats-Unis ont annoncé vendredi le déploiement de moyens militaires en Méditerranée. L'Iran met en garde les Américains.

Pour la première fois, une source indépendante confirme l’utilisation d’armes chimiques dans la région de Damas, évoquée depuis plusieurs jours par l’opposition syrienne.

Quelque 355 patients «présentant des symptômes neurotoxiques» sont morts en Syrie dans des hôpitaux aidés par Médecins sans frontières, où près de 3 600 personnes sont traitées depuis le 21 août, a affirmé samedi l’ONG dans un communiqué. «Trois hôpitaux situés dans le gouvernorat de Damas et soutenus par Médecins Sans Frontières ont reçu, en moins de trois heures le mercredi matin 21 août, environ 3.600 patients présentant des symptômes neurotoxiques. 355 d’entre eux sont morts», a écrit MSF.

Le régime du président syrien Bachar al-Assad avait accusé samedi à son tour les rebelles d’avoir utilisé des armes chimiques dans les combats à Damas. «Une unité de l’armée encercle un secteur de Jobar où les terroristes ont utilisé des armes chimiques», a indiqué la télévision d’Etat, en faisant état de plusieurs cas «d’asphyxie» parmi les soldats.

Le quartier de Jobar situé à la périphérie de Damas est aux mains des rebelles et les troupes du régime tentent de le reprendre depuis des mois à coups de bombardements et de raids aériens.

L’Iran, principal allié régional de la Syrie, a affirmé samedi qu’il existait des «preuves» que les groupes rebelles syriens avaient utilisé des armes chimiques, mettant en garde les Etats-Unis contre toute «intervention militaire».

«Nous sommes très inquiets des informations concernant l’utilisation d’armes chimiques en Syrie et nous condamnons vigoureusement l’utilisation de telles armes. Il existe des preuves que les groupes terroristes ont mené cette action», a déclaré Abbas Araghchi, porte-parole de la diplomatie iranienne.

Mercredi, une offensive a été lancée dans la Ghouta orientale et à Mouadamiyat al-Cham, des secteurs aux mains des rebelles à la périphérie de Damas. L’opposition a évoqué 1.300 morts et accusé le régime, qui a catégoriquement démenti, d’avoir perpétré l’attaque avec des gaz toxiques.

A lire aussi : La Ghouta, autopsie d’un massacre

La communauté internationale multiplie depuis les appels à une enquête de l’ONU, et les Etats-Unis ont annoncé le déploiement de moyens militaires permettant de fournir des «options» à M. Obama s’il ordonnait une intervention en Syrie, envoyant notamment un quatrième destroyer équipé de missiles de croisière en Méditerranée. Le ministre de la Défense américain Chuck Hagel a cependant souligné que ces renforts ne signifiaient en rien qu’une décision d’intervention avait été prise.

Pour Fabius, c'est bien le régime syrien qui est en cause. «Toutes les informations dont nous disposons convergent pour dire qu’il y a eu un massacre chimique près de Damas et indiquer que c’est le régime de Bachar Al-Assad qui en est à l’origine», a déclaré samedi le chef de la diplomatie française en visite à Ramallah en Cisjordanie, à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah.

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