L'ancien ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a fustigé mercredi 1er avril les « politiques absurdes » menées par François Hollande qui portent « la responsabilité de l'augmentation du chômage » dans un entretien pour le site Les Echos. Critiquant l'« obsession » européenne de réduction du déficit, selon lui, un « dogmatisme qui mène à l'entêtement », Arnaud Montebourg craint que l'Europe « s'enfonce dans la crise politique ».
Sur la route du « Pasok Grec »
Pour l'ancien ministre, « le Parti socialiste est sur la route du Pasok grec », le groupe socialiste du pays qui a perdu plus de 40 points dans les sondages ces dernières années. L'ancien ministre estime, en outre, que la défaite électorale « carabinée » de la majorité aux départementales est « la conséquence des grands choix qui ont été faits depuis 2012 », évoquant la montée du chômage et les baisses de pouvoir d'achat qu'il résume en une expression : le « grand désaccord national ».
Voir aussi (édition abonnés) : Au PS, les courants restent sans voix après la défaite
Emmanuel Macron en ligne de mire
Arnaud Montebourg réserve toutefois ses piques les plus coriaces à son successeur, Emmanuel Macron, assurant notamment que lui-même n'aurait « pas cédé face aux corporatismes des professions réglementées » et n'aurait « pas renoncé à certaines protections des salariés qui ont fait perdre au gouvernement la majorité sur ce texte ».