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AFP - La commission des Affaires sociales de l'Assemblée a adopté mercredi le projet de loi de
financement de la Sécurité sociale pour 2014, après y avoir ajouté une taxe sur les boissons
énergisantes et la
réaffectation de crédits à la dépendance.
La commission n'a pour le reste apporté que quelques retouches au texte gouvernemental, précisant
notamment les conditions de l'expérimentation de ventes de médicaments à l'unité.
Ces amendements au PLFSS devront de nouveau être adoptés par les députés lors de l'examen en
séance du texte, à partir de mardi prochain.
Le projet de budget de la Sécurité sociale prévoit de ramener le déficit à 12,8 milliards d'euros en
intégrant un effort "historique" sur les dépenses de santé, notamment les médicaments, via des baisses
de tarifs et le développement des génériques.
Il prévoit aussi, entre autres, d'expérimenter la vente de médicaments à l'unité, afin d'éviter les
gaspillages ou l'automédication.
En commission mercredi, les députés ont réduit de quatre à trois ans la durée de l'expérimentation,
pour décider plus rapidement de son extension ou non. Ils ont également voté en faveur d'une
consultation des professionnels pour fixer les modalités de l'expérimentation et d'une information
de l'assuré par le pharmacien. Un amendement de l'UDI a aussi été retenu, qui prévoit de définir
l'"engagement de la responsabilité" des acteurs de la filière pharmaceutique dans le cadre de
l'expérimentation.
Par ailleurs, la commission, où siègent de nombreux médecins et pharmaciens de profession, a
légèrement amendé un article du PLFSS visant à promouvoir la diffusion des médicaments
biologiques (produits à partir d'une cellule ou d'un organisme vivant, tels l'EPO ou les hormones
de croissance) similaires. Les députés ont précisé le cadre légal autorisant la substitution d'un
médicament par un autre par le pharmacien.
Les amendements de l'opposition aux différents volets du projet de loi ont été pour la plupart
rejetés, notamment ceux demandant la suppression de la taxation de produits de placement
ou la suppression du recentrage de certaines prestations familiales.
Mardi, la commission avait voté la création d'une taxe sur les boissons énergisantes comme
le Red Bull, à hauteur d'un euro par litre, sur proposition du rapporteur Gérard Bapt (PS), qui
en attend 60 millions d'euros de recettes annuelles. Le député de Haute-Garonne, qui s'était
heurté à la censure du Conseil constitutionnel l'an dernier, a motivé différemment sa mesure,
en s'appuyant sur le récent rapport de l'agence sanitaire Anses soulignant le risque de ces
boissons pour la santé publique.
Les députés ont aussi choisi mardi de "préfigurer" la réforme de la prise en charge des
personnes âgées en réaffectant 130 millions d'euros à la perte d'autonomie.