Le président tunisien Béji Caïd Essebsi admet qu'il y a eu des "défaillances" dans le dispositif de sécurité de son pays, qui ont facilité l'attentat meurtrier du Bardo, dans une interview publiée samedi sur le site internet de l'hebdomadaire français Paris Match.
"Il y a eu des défaillances", reconnaît le chef de l'Etat tunisien, selon lequel "en amont, la police et le renseignement n'ont pas été assez systématiques pour assurer la sécurité du musée" de Tunis. M. Caïd Essebsi souligne cependant que les services de sécurité "ont réagi de manière très efficace pour terminer rapidement l'attaque au Bardo, évitant certainement des dizaines de morts supplémentaires si les terroristes avaient pu déclencher leurs ceintures d'explosifs."
Il affirme par ailleurs que "jamais la Tunisie ne sera gouvernée par la charia" et qu'elle "demeure un havre de démocratie". L'attaque de mercredi à Tunis, qui a coûté la vie à 20 touristes étrangers et un Tunisien, a été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).