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Le 17 février 2012 à 11:00
Le recours à l’intervention volontaire de grossesse (IVG) est en hausse chez les moins de 25 ans
Chaque année, il y aurait 90.000 avortements chez les moins de 25 ans, dont 12.000 chez les 15-17 ans et 17.000 chez les 17-19 ans. «Des chiffres en augmentation de 5% chaque année depuis 20 ans», rapporte le gynécologue auteur d’une étude sur la sexualité des jeunes.
Jeudi, Israël Nisand, chef du service gynécologique du CHU de Strasbourg, a remis à Jeannette Bougrab, secrétaire d’État à la Jeunesse et à la Vie associative, son rapport sur la contraception et l’avortement des jeunes filles. Un rapport publié aux éditions Odile Jacob est intitulé Et si on parlait de sexe à nos ados? Pour éviter les grossesses non prévues chez les jeune filles. Le gynécologue y fait 18 propositions.
«La sexualité des adolescents ne doit plus être un tabou! Il est urgent de la regarder en face», a ainsi déclaré Jeannette Bougrab lors d’une conférence de presse dédiée à cette question. Elle est notamment revenue sur une des propositions émanant de l’étude : « assurer aux jeunes mineures l’accessibilité, la gratuité et l’anonymat des différents modes de contraception ».
En effet, en France, la contraception est payante et nécessite l’autorisation parentale. A l’inverse de l’IVG et de la pillule du lendemain qui sont des recours gratuits et anonymes pour les jeunes filles.
Israël Nisand demande ainsi à ce que soit mise en place la confidentialité et la gratuité de la contraception pour les mineures.
«Le tout est de savoir si, en France, on préfère payer des pilules ou des IVG», concluait-il.