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Par B.L. avec l'AFP

Le président du conseil des prud'hommes d'Auxerre a comparu pour harcèlement moral.
Georges Tsaros s'est retrouvé devant le tribunal correctionnel de Paris. L'ancienne greffière en chef de la juridiction d'Auxerre le poursuit pour "harcèlement moral".
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Durant plusieurs heures, la 17e chambre a examiné comment durant plusieurs années s'est manifestée "la discorde et la mésentente" entre le conseiller et sa greffière. Auditionnant de nombreux témoins, ils ont retracé le quotidien de la petite juridiction prudhommale de l'Yonne.
"Son objectif était de me faire partir (...) parce que je le gênais", a accusé Marie-José Nolot. Celle-ci a déposé plainte en 2005 après être "tombée malade", épuisée par des vexations en série. Depuis, l'ex-greffière a quitté les Prud'hommes d'Auxerre. Elle reproche à son supérieur de lui avoir rendu la vie impossible durant plusieurs années. Elle évoque notamment des propos dévalorisants, voire humiliants, ou des courriers de doléances qu'il adressait au Premier président de la cour d'appel de Paris, autrement dit à sa hiérarchie.
"Avec Mme Nolot, le dialogue était impossible", a répondu vendredi Georges Tsaros, "elle ne voulait pas entendre quoi que ce soit". "Prêt à donner toutes les explications", le prévenu a contesté les faits qui lui sont reprochés, reconnaissant au plus, ça ou là, "peut-être une maladresse, mais absolument involontaire".
Pour sa part, le procureur de la République a considéré que le harcèlement avait bien eu lieu. Il a requis une amende contre Georges Tsaros. La décision a été mise en délibéré au 20 janvier 2012.