LE CAIRE (AP) — En lice pour le second tour de la présidentielle égyptienne, Ahmed Shafiq a loué samedi la "glorieuse révolution" qui a renversé l'an dernier le président Hosni Moubarak, dont il fut le dernier Premier ministre. Un revirement spectaculaire pour cet ancien dignitaire du régime, qui avait misé sur les déçus du printemps arabe pour s'imposer dans le duo de tête du premier tour.
Aucun des 13 candidats en lice n'a obtenu les 50% des suffrages requis pour l'emporter dès le premier tour mercredi et jeudi, selon les résultats partiels du scrutin. D'après ces résultats, le candidat des Frères musulmans Mohammed Morsi, arrivé en tête, devrait affronter Ahmed Shafiq lors du second tour des 16 et 17 juin.
Samedi, ce dernier a promis qu'il n'entraînerait pas "de restauration de l'ancien régime". Lors d'une conférence de presse à son siège de campagne, Ahmed Shafiq a tenté de se débarrasser de son image de candidat anti-révolution et faire oublier ses propos dénigrant les jeunes manifestants à l'origine du soulèvement populaire qui a poussé Hosni Moubarak à la démission le 11 février 2011.
"J'en ai assez d'être étiqueté 'ancien régime'", a dit l'ancien commandant de l'armée de l'air et ami personnel de Hosni Moubarak. "Ce n'est pas juste de parler comme ça maintenant que sept millions de personnes ont voté pour moi", a-t-il affirmé. Mais alors que l'on continuait de l'interroger sur son rôle dans l'ancien régime, il a expliqué que "tous les Egyptiens font partie de l'ancien régime". "Pourquoi est-ce que vous répétez tout le temps la même chose"? AP
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