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Ayrault écarte une progressivité de la CSG

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Ayrault écarte une progressivité de la CSG
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<time datetime="2013-09-23T22:21:24" itemprop="datePublished">Publié le 23-09-2013 à 22h21</time>

Dans un entretien à paraître mardi, le Premier ministre déclare qu'une telle mesure, évoquée par des députés PS, "n'est pas envisagée" dans le budget 2014.

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Le Premier ministre juge toutefois que les "débats" autour du projet de budget, présenté mercredi en Conseil des ministres, sont "légitimes". (LCHAM/SIPA)

Le Premier ministre juge toutefois que les "débats" autour du projet de budget, présenté mercredi en Conseil des ministres, sont "légitimes". (LCHAM/SIPA)

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Dans une interview publiée mardi 24 septembre dans "Sud-Ouest", Jean-Marc Ayrault écarte tout recours à une CSG progressive dans le budget 2014, une mesure évoquée ces derniers jours par des députés PS, pour favoriser le pouvoir d'achat des plus modestes.

Une cinquantaine de députés PS ou de gauche ont plaidé ces derniers jours pour une CSG progressive dans l'objectif de "rendre du pouvoir d'achat" aux classes populaires et moyennes "sans accroître le déficit".

"La progressivité de la CSG n'est pas envisagée dans la loi de finances 2014", rétorque le Premier ministre dans l'interview à paraître dans "Sud-Ouest".

Selon Jean-Marc Ayrault, qui participe jusqu'à mardi aux journées parlementaires du PS à Bordeaux, une telle mesure "aurait des effets compliqués : attention à ne pas trop mettre à contribution les classes moyennes". 

Le Premier ministre juge toutefois que les "débats" autour du projet de budget, présenté mercredi en Conseil des ministres, sont "légitimes".

Angela Merkel, attendue au tournant

En outre, Jean-Marc Ayrault félicite Angela Merkel, réélue Chancelière allemande, mais l'attend sur l'union bancaire et l'instauration d'un salaire minimum.

Il faut d'abord féliciter Mme Merkel qui a réussi une belle performance", indique t-il.
Selon lui, "les questions qui se posent sont les suivantes : comment consolider le retour de la croissance en Europe ? Comment éviter toute nouvelle crise financière ?".

"Il ne faut plus attendre. Il faut tout de suite réaliser l'union bancaire" au sujet de laquelle l'Allemagne émet des réserves depuis 2012, souligne le Premier ministre.

Pour éviter le développement des "partis populistes" en Europe, il faut aussi, selon lui, apporter des "réponses concrètes" sur le dumping social et la "concurrence déloyale". "La question de la création d'un salaire minimum est posée sérieusement", fait valoir Jean-Marc Ayrault.

"Cela est attendu chez nous aussi bien par les salariés que par les chefs d'entreprises", ajoute-t-il.

Des critiques "malsaines"

Enfin, Jean-Marc Ayrault juge "malsaines" les critiques émises depuis la Russie, en présence de Vladimir Poutine, par François Fillon sur la politique diplomatique française.

"Je pense qu'il est malsain qu'un dirigeant politique, qu'il soit dans la majorité ou l'opposition, règle des comptes politiques à l'étranger", affirme le Premier ministre au sujet de son prédécesseur à Matignon.

Selon le Premier ministre, "il faut toujours garder un réflexe, je dirais, de défense patriotique".

François Fillon, en déplacement jeudi en Russie, a notamment reproché au président François Hollande d'être aligné sur la position du président américain Barack Obama dans le dossier syrien.

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