Toujours aussi solide derrière, Lille a toutefois peiné pour marquer face à Toulouse (1-0), réduit à dix dès le début de la seconde période.
Dominateurs mais peu efficaces, les Dogues ont attendu la 83e pour faire la différence contre Toulouse (1-0). « Plus c’est long plus c’est bon », en a plaisanté René Girard relevant « un match engagé et haché face à une équipe de Toulouse qui utilise un système très solide. » Nolan Roux suspendu et Salomon Kalou peu en réussite, les Dogues ont dû s’en remettre au latéral gauche Pape Souaré pour trouver l’ouverture. « C’est bien qu’un défenseur marque, cela prouve que l’on s’appuie sur un collectif », s’est satisfait René Girard.
Mais sans un Vincent Enyeama encore très inspiré, le LOSC aurait pu s’en mordre les doigts. «
C’est vrai, ce fut un peu dur contre une équipe qui a joué bien regroupée », a relevé Florent Balmont. Mais le LOSC a assuré l’essentiel, conservant en plus pour la neuvième fois de suite ses cages inviolées et 855 minutes en tout. «
Vraiment ? Ok, mais les statistiques, je m’en fous », en sourit encore le gardien lillois. Sans se montrer extraordinaire, Lille conforte sa deuxième place mais ne s’enflamme pas au regard de sa prestation. «
Il n’y a pas d’euphorie, on sait d’où l’on vient et l’essentiel reste de regarder derrière pour distancer le sixième », souffle Florent Balmont.
Casanova : « L'expulsion change le cours du match »
En face, Toulouse est reparti « frustré » d’après Serge Aurier. « On a été guerrier mais ça n’a pas payé », a pour sa part soupiré Adrien Regattin. Le milieu Clément Chantôme a affiché plus d’amertume refusant de répondre à la presse, notamment agacé par l’expulsion d’Oscar Trejo pour un deuxième avertissement à la 56e. « Allez plutôt interviewer les arbitres. Y en a marre de se faire bananer », a-t-il lâché. Car jusqu’à ce carton rouge, Lille a patiné. D’ailleurs, pour Alain Casanova, le coach du TFC, « l’expulsion change le cours du match. Elle est très frustrante car, en plus, mon joueur sort avec 3 points de suture et il y avait peut-être faute avant pour nous. »
Denis PANN, à Villeneuve d'Ascq