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<figcaption class="articleChapeau">Un manifestant brandit une pancarte "Je suis Freddie Gray" le 29 avril 2015 à Baltimore (AFP/Andrew Caballero-Reynolds)</figcaption> </figure>Sur le même sujet
Marilyn J. Mosby présentait devant la presse et une foule nombreuse, rassemblées en face de l'hôtel de ville de Baltimore, les rapports d'une enquête sur la mort du jeune homme de 25 ans le 19 avril, qui a entraîné des émeutes dans cette ville de l'est des Etats-Unis, particulièrement violentes lundi après ses funérailles. Selon l'enquête et l'autopsie, le jeune homme est mort d'une «blessure qui lui a été fatale alors qu'il ne portait pas de ceinture dans le fourgon de police où il avait été embarqué», a-t-elle affirmé.
Des cris de joie ont éclaté lorsque la procureure a annoncé que l'un des policiers était inculpé pour meurtre au second degré, un autre pour homicide involontaire. Des charges d'agression, d'omission de porter secours et faute professionnelle ont également été retenues contre eux, et des mandats d'arrêts lancés. «Je dis aux jeunes de la ville : c'est en votre nom que je demande justice», a-t-elle affirmé.
Elue il y a quatre mois, face à un candidat blanc, en menant une partie de sa campagne sur le thème des violences policières endurées par les noirs, Marilyn Mosby a, dans un communiqué, appelé les habitants «à rester patients et pacifiques et croire dans la justice» américaine, écrit-elle, s'engageant à tenir compte des enquêtes qui lui sont transmises tout en menant la sienne, basée «sur les faits».
La procureure accusée par la police d'être parti pris
Dans une lettre ouverte à la procureure, Gene Ryan, représentant des officiers de police de Baltimore, doute de son côté de «l'intégrité professionnelle» de Marilyn Mosby. Se disant «inquiet des nombreux conflits d'intérêts dans cette affaire», d'elle-même ou de son bureau, notamment les relations entre Marilyn Mosby et l'avocat de la famille Gray, Gene Ryan lui demande de nommer un procureur spécial qui mènerait l'enquête en toute indépendance.
Lors de sa conférence de presse, comme pour répondre à l'accusation de conflits d'intérêts qui la pousseraient à ne pas croire la police, la procureure a insisté sur le fait qu'elle était issue d'une «famille de cinq générations d'officiers de police, y compris ses parents, ses tantes et oncles ainsi que son grand-père qui fut un membre fondateur de l'organisation des officiers noirs dans le Massachusetts».