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- Publié le 22/08/2012 à 18:42 lien
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon participera au prochain sommet des pays non-alignés programmé les 30 et 31 août à Téhéran, malgré le mécontentement exprimé par Washington, a annoncé mercredi son porte-parole.
M. Ban "viendra (y) transmettre les inquiétudes profondes et les attentes de la communauté internationale" sur le programme nucléaire iranien, le terrorisme et la guerre en Syrie, a précisé le porte-parole de M. Ban, Martin Nesirky.
Ce dernier a ajouté que Ban Ki-moon "discuterait franchement" de la crise en Syrie et estimait que l'Iran devait faire partie de la solution à ce conflit.
"En se rendant à Téhéran, il (M. Ban) exprime les inquiétudes internationales de façon bien plus claire", a encore souligné M. Nesirky.
L'agence officielle iranienne IRNA avait annoncé le 5 août que M. Ban avait accepté une invitation à se rendre au sommet du Mouvement des non-alignés mais l'ONU n'avait jusqu'à présent pas confirmé cette annonce.
"Le fait que cette réunion se déroule dans un pays qui viole tant de règles internationales et qui représente une menace pour ses voisins envoie un signal très étrange en termes de respect du droit international. Nous l'avons signifié aux pays participants et au secrétaire général Ban Ki-moon", avait alors réagi la porte-parole de la diplomatie américaine, Victoria Nuland.
Mme Nuland avait cependant bien pris soin de ne jamais dire explicitement si Washington désapprouvait en tant que telle l'éventuelle présence à Téhéran de M. Ban. Le secrétaire général des Nations unies "va prendre sa propre décision", avait-elle dit, sans critiquer directement le patron de l'ONU.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a de son côté explicitement demandé à M. Ban de ne pas se rendre à ce sommet, qualifiant cette éventuelle visite de "grosse erreur".
Créé pendant la Guerre froide, le Mouvement des non-alignés compte 120 pays considérant ne faire partie d'aucun grand bloc ou alliance militaire.
L'Iran est dans le collimateur des Etats-Unis et des Européens pour son programme nucléaire controversé et son soutien au régime syrien.