
Graffiti défendant le boycott du Grand Prix de Formule 1 : "Ne faites pas la course sur notre sang". Photo postée sur Twitter par Dr Ala'a Shehabi.
À force de tout faire pour empêcher la tenue du Grand Prix du Bahreïn, prévu le 22 avril, les manifestants opposés au gouvernement ont réussi à semer le doute.
Ces derniers considèrent que la monarchie bahreïnie, qu’ils accusent d’atteintes aux droits de l’Homme, ne devrait pas avoir le privilège d’organiser une telle compétition. Ces dernières semaines, des slogans hostiles à l’organisation du Grand Prix ont été scandés par les manifestants, mais aussi postés sur les réseaux sociaux afin de convaincre les fans de ne pas y assister.
Ces derniers considèrent que la monarchie bahreïnie, qu’ils accusent d’atteintes aux droits de l’Homme, ne devrait pas avoir le privilège d’organiser une telle compétition. Ces dernières semaines, des slogans hostiles à l’organisation du Grand Prix ont été scandés par les manifestants, mais aussi postés sur les réseaux sociaux afin de convaincre les fans de ne pas y assister.
"Chères équipes de F1, dites 'Non' au Grand Prix de F1 du Bahreïn... si vous respectez le peuple bahreïni."
"Les fans de F1 devraient se préparer à respirer des gaz lacrymogènes plus que de la fumée de pneus !"
L’acharnement commence à payer. Les journaux britanniques ont affirmé, lundi, que des équipes avaient exprimé leur inquiétude quant à participer à une compétition dans un contexte aussi troublé. Certaines ont même anticipé une éventuelle annulation de la course en réservant un vol rentrant directement en Europe en plus de leur billet entre la Chine, où se déroule le Grand Prix précédent, et Bahreïn.
Le président de la Fédération internationale de l’Automobile a, quant à lui, fait savoir que la compétition se tiendrait comme prévu.
Pays à majorité chiite (environ 75 % de la population), le Bahreïn est une monarchie gouvernée exclusivement par des sunnites. Depuis le mois de février 2011, des membres de la communauté chiite, qui s’estiment victimes de discrimination, descendent régulièrement dans la rue pour demander une réforme constitutionnelle. Lors de ces manifestations, ils bloquent les rues, brûlent parfois des véhicules et n'hésitent pas à utiliser des cocktails Molotov contre la police.




