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Modifié le 01-02-2013 à 12h03
Temps de lecture : 2 minutesÉdité par Sébastien Billard Auteur parrainé par Hélène Decommer

Davd Beckham lors de l'officialisation de son arrivée au PSG, le 31 janvier 2013 (SIPA).
FOOTBALL. Après la tentative de recrutement avortée de l'an passé (officiellement pour raisons familiales), l'idée de voir David Beckham avec le maillot du Paris Saint-Germain paraissait définitivement abandonnée.
Depuis son départ des Los Angeles Galaxy, l'ex Mancunien a reçu des offres de recrutement fermes et extrêmement lucratives de partout dans le monde (Angleterre, Moyen-Orient, Amérique du Sud, Monaco...). Or, il vient de signer un contrat de 5 mois avec le club parisien et a indiqué que son salaire sera intégralement reversé à une association caritative ! Comment expliquer pareil revirement ?
Le projet le plus "hype" du foot européen
De nombreux experts expliqueront que ce recrutement permettra au PSG d'améliorer son exposition médiatique au niveau mondial, de vendre plus de maillots et, ainsi, essayer de trouver des moyens lui permettant de ne pas être sanctionnables vis-à-vis du fair-play financier...
Ils auront évidemment raison mais l'information importante n'est pas là ! Qu'on le veuille ou non, que l'on aime ce club ou non, l’arrivée de Beckham est la preuve que le projet du PSG est le plus "hype", le plus tendance du football européen en ce moment.
La presse française comme étrangère ne parle que du Paris Saint-Germain, tout le monde veut y jouer et certains joueurs d’autres équipes lui font même des appels du pied très peu discrets (Hatem Ben Arfa récemment par exemple). David Beckham est même prêt à y jouer gratuitement.
Il est probable que la "vraie" raison pour laquelle Beckham hésitait à venir au PSG il y a un an était le manque de statut du club : pourquoi prendre le risque de venir dans une équipe sans internationaux indiscutables quand vous avez joué à Manchester United, au Real Madrid et au Milan AC ? Pourquoi prendre le risque d’un faux pas et d’une fin de carrière peu glorieuse ?
Un transfert gagnant-gagnant
Les arrivées de Zlatan Ibrahimovic, puis de Thiago Silva et Lucas Moura (tous les deux régulièrement appelés en Seleção) ont tout changé. Elles ont montré qu'on pouvait être une star mondiale et accepter de jouer en Ligue 1 et au PSG. Elles ont aussi montré que le PSG allait s’inscrire dans la lignée des Chelsea et Manchester City, des clubs construits à coups de milliards d’euros mais qui gagnent.
On peut, certes, faire des paris sur le nombre de minutes que Beckham jouera ou sur le nombre de buts qu’il mettra mais, dans cette histoire, cela est finalement presque anecdotique. Le pari de Qatar Sports Investments est gagné. Les stars mondiales se bousculent désormais pour jouer au PSG alors que, rappelons-le, elles le fuyaient manifestement il y a dix-huit mois (les échecs Kaka, Pato, Tevez, Beckham, etc.).
Pour David Beckham et le PSG, c’est du gagnant-gagnant grâce à la photo du premier avec le maillot du second. Le PSG pourra évidemment se vanter d’avoir dans l’album de l’histoire du club l’un des plus grands joueurs de ces 20 dernières années et Beckham pourra, lui, dire qu’il a fait partie à 37 ans de l’un des projets les plus stimulants de ces dernières années.
Et disons-le quand même : si refuser de recevoir un salaire du PSG est surprenant, on ne peut pas s’empêcher de penser que les sponsors de Beckham voient d’un bon œil cette association avec le PSG et qu’ils sauront le rétribuer comme il se doit.