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Par LEXPRESS.fr, publié le 21/11/2011 à 17:35, mis à jour à 18:34
Le socialiste francophone Elio Di Rupo tente depuis plusieurs semaines de former un gouvernement en Belgique. le pays est dans une crise politique sans précédent depuis le 13 juin 2010.
Afp Photo/Belga/Julien Warnand
Nouvel épisode dans cette crise sans fin. Le Premier ministre belge pressenti a présenté sa démission au roi en raison du "blocage" des négociations en vue de former un nouveau gouvernement, ce lundi après-midi.
Et la crise se poursuit en Belgique... Le Premier ministre belge pressenti, Elio Di Rupo, a officiellement remis sa démission, ce lundi soir. Alors qu'il cherchait à former actuellement un gouvernement, et après une sérieuse avancée en octobre dernier, le blocage des négociations l'a poussé à se rendre chez le roi Albert II dans l'après-midi.
Les médias belges ont très vite relayé l'information: "Di Rupo se rend chez le roi pour démissionner", a annoncé le quotidien Le Soir dans l'après-midi. Pour la RTBF, le "formateur" belge devrait "remettre sa démission à Albert II". C'est donc chose faite.
Le roi "tient sa décision en suspens" après avoir reçu Di Rupo. Et "demande" aux six partis participant aux négociations de "prendre dans les heures à venir un temps de réflexion" pour "mesurer les conséquences d'un échec" et "chercher activement une solution" alors que la crise politique dure depuis 526 jours, selon le communiqué.
L'échec des négociations
Elio Di Rupo, patron du parti socialiste francophone, a pris cette décision après l'échec dans la nuit d'une réunion entre les présidents des six partis (trois francophones et trois flamands). Un désaccord sur des questions budgétaires a ainsi stoppé les négociations sur la formation d'une coalition. Une nouvelle rencontre dans l'après-midi s'est aussi soldée par une impasse.
Les partis libéraux jugent que les propositions du responsable socialiste portent de façon trop importante sur les hausses d'impôts. A l'inverse, ces derniers appellent à des coupes budgétaires ainsi que des projets de réformes de fond, du système des retraites ou des allocations chômage.
Un gouvernement sans les socialistes?
Le parti nationaliste flamand -absent de la coalition- a su exploiter ce blocage en appelant à la formation d'un "gouvernement d'urgence" excluant les socialistes. Un tel gouvernement serait chargé "d'éteindre l'incendie socio-économique", sans s'occuper des difficiles négociations institutionnelles, a expliqué Bart de Wever, le patron du premier parti de Flandre et de la Belgique.
Eteindre l'incendie socio-économique
Quoiqu'il en soit, la coalition actuelle doit impérativement se mettre d'accord sur le projet de budget fédéral 2012. Objectif principal: réaliser d'importantes économies afin d'éviter que le pays ne rentre, à son tour, dans la crise de la dette de la zone euro.
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