Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.

Le président italien Giorgio Napolitano a confié vendredi 22 mars à Pier Luigi Bersani du Parti démocrate (PD) la délicate mission de constituer un nouveau gouvernement. "J'ai donné à M. Bersani la tâche de vérifier l'existence d'un soutien parlementaire sûr à un gouvernement", a-t-il déclaré devant la presse après s’être entretenu avec les membres des différents partis.
La partie est loin d’être gagnée pour le chef de la gauche alors qu'aucune majorité claire n'est sortie des urnes lors des législatives qui se sont déroulées fin février. Sa coalition, qui représente la première force politique du pays, détient la majorité absolue à la Chambre des députés mais pas au Sénat.
Loi électorale alambiquée
Le Mouvement des cinq étoiles, conduit par l’humoriste Beppe Grillo, a d’ores et déjà décliné toute proposition de coalition. Son parti a obtenu le plus grand nombre de voix aux législatives (environ 25%) mais il ne s'est classé qu'en troisième position comme force parlementaire, derrière les coalitions de gauche de Pier Luigi Bersani et de droite de Silvio Berlusconi, en raison de la loi électorale alambiquée en vigueur en Italie.
Le Cavaliere, quant à lui, a tendu la main à Pier Luigi Bersani à plusieurs reprises en lui proposant un "gouvernement de coalition" entre son parti, le Peuple de la Liberté (PDL), et le Parti démocrate. Une offre systématiquement refusée ces dernières semaines par le principal intéressé dont la base électorale rejette toute alliance avec celui qui est son adversaire politique depuis son entrée en politique il y a 18 ans.
FRANCE 24 avec dépêches