Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
LEMONDE.FR avec AFP | 03.12.11 | 12h59
De nombreux groupes minoritaires, qui réclament plus de droits et d'autonomie, n'ont jamais pacifié leurs rapports avec le pouvoir central depuis l'indépendance en 1948. Depuis, une guerre civile oppose la capitale à certains d'entre eux.
L'accord a été signé vendredi 2 décembre par des représentants de l'Armée de l'Etat Shan Sud et les autorités locales dans l'Etat du nord-est du pays, a indiqué à l'AFP Hla Maung Shwe, fondateur de l'ONG Myanmar Egress qui a assisté à cette signature.
"C'est le premier groupe qui a signé un accord de paix, parmi les cinq que nous avons rencontrés", a-t-il expliqué, précisant que ces quatre autres représentaient les minorités karen, kachin, karenni et chin. Des négociations avec le gouvernement central devraient maintenant être organisées, a-t-il ajouté.
DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET LUTTE CONTRE LA DROGUE
Aucune confirmation n'a pu être obtenue auprès des autorités birmanes ni du groupe. Selon le site d'informations Irrawaddy, dirigé par des Birmans en exil, cet accord comporte des engagements du gouvernement pour le développement économique et la lutte contre la drogue.
Avec 9 % de la population, les Shans sont le deuxième groupe ethnique derrière la majorité birmane. Et l'Armée de l'Etat Shan Sud est l'un des groupes rebelles les plus importants, avec des milliers de combattants.
La Birmanie a multiplié les réformes politiques depuis l'autodissolution de la junte qui a transféré en mars ses pouvoirs à un gouvernement "civil", même si le pays est toujours dominé par les militaires. Les Occidentaux ont salué prudemment ces réformes, mais insistent toujours en particulier sur la nécessité de mettre un terme à la guerre civile dans les zones des minorités ethniques où les ONG dénoncent sans relâche les violations des droits de l'homme. La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, en visite historique cette semaine en Birmanie, avait salué les efforts du gouvernement pour résoudre ces conflits.
Les faits Clinton et Suu Kyi ont scellé le rapprochement américano-birman