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Bloc identitaire : ovations pour "notre race" et "les Blancs de l'Europe"

Le Point.fr - Publié le <time datetime="2012-11-03T17:21" itemprop="datePublished" pubdate=""> 03/11/2012 à 17:21</time> - Modifié le <time datetime="2012-11-03T18:27" itemprop="dateModified"> 03/11/2012 à 18:27  </time>
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Des centaines de militants d'extrême droite ont acclamé le député italien de la Ligue du Nord Mario Borghezio pour des propos ouvertement racistes.

L'eurodéputé Mario Borghezio, qui s'exprimait en français samedi, est un habitué des dérapages racistes.

L'eurodéputé Mario Borghezio, qui s'exprimait en français samedi, est un habitué des dérapages racistes. © Andreas Solaro / AFP


 

Le député européen italien de la Ligue du Nord Mario Borghezio a été ovationné samedi à la convention du Bloc identitaire, à Orange (Vaucluse), lorsqu'il a crié à la tribune : "Vive les Blancs de l'Europe, vive notre identité, notre ethnie, notre race !" Habitué des dérapages, l'eurodéputé, qui s'exprimait en français, s'est d'abord enthousiasmé pour "notre soleil, notre ciel bleu, comme les yeux de nos femmes". "Bleu, dans un peuple qui veut rester blanc, comme d'autres cultures", a-t-il ajouté. Puis, sous les ovations des quelques centaines de personnes présentes au Palais des princes d'Orange, il a lancé : "Vive les Blancs de l'Europe, vive notre identité, notre ethnie, notre race ! "

Le député européen, invité du mouvement d'extrême droite français, avait commencé son discours sur un ton résolument radical, avant d'attaquer à plusieurs reprises les musulmans. "Il faut être avec le livre, la doctrine", "mais il faut aussi bâtonner", avait-il lancé, "bâtonner" voulant visiblement dire "bastonner". "Et il faut, quand notre patrie charnelle est envahie, il faut bâtonner", avait-il ajouté, s'enflammant à la tribune. À la fin de son discours, il a aussi regretté l'écrivain antisémite et collaborationniste Robert Brasillach, fusillé à la fin de la Seconde Guerre mondiale pour intelligence avec l'ennemi. "Pour nous enthousiasmer, il nous faudrait des poètes comme Brasillach", a-t-il lancé, avant de conclure, très applaudi, sous les "Mario, Mario, Mario..."

Avant lui, le président du Bloc identitaire, Fabrice Robert, s'en était pris à la tribune à la loi Pleven de 1972 qui punit notamment l'incitation à la haine raciale, y voyant un moyen de "bâillonner toute expression de fierté autochtone [...] pour faire passer la pilule de la submersion migratoire". Dénonçant en substance un "anti-racisme" à géométrie variable, qui s'exercerait au détriment du "racisme anti-Blanc" ou "anti-français", il a lancé le terme d'"anti-racisme banania". Fabrice Robert a également qualifié le premier secrétaire du PS et ancien président de SOS Racisme, Harlem Désir, de "petit kapo de camp de rééducation antiraciste".

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