Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
<header class="article_header">
Un des quatres boulons retenant l'éclisse dont le déplacement a provoqué le déraillement du 12 juillet manquait avant la catastrophe, selon un rapport. Les patrons de la SNCF et de la RFF s'expliquent et n'écartent pas le défaut de maintenance.
<aside class="toolbar"></aside> <figure class="ouverture">
<figcaption>
Guillaume Pepy et Jacques Rapoport détaillent le rapport d'enquête transmis à la justice sur le déraillement de Brétigny.
Reuters
</figcaption> </figure> </header>"À aucun moment, nous n'avons dissimulé quoique ce soit." Guillaume Pepy, président de la SNCF, s'est expliqué lundi soir avec Le Figaro, aux côtés du patron de RFF Jacques Rapoport, après le rapport d'enquête rendu public. Ce dernier pointait l'absence d'un boulon dans la pièce qui a provoqué le déraillement de Brétigny qui a tué sept personnes.
"L'enquête montrera si les règles de maintenance sont imprécises et méritent d'être complétées si leur application a été défectueuse", déclare le président de la SNCF Guillaume Pépy dans cet entretien.
Un des quatre boulons retenant l'éclisse mise en cause dans le déraillement d'un train en gare de Brétigny-sur-Orge dans l'Essonne manquait avant la catastrophe du 12 juillet, selon le rapport d'enquête de la SNCF (PDF), transmis à la justice.
Dans ce document de 16 pages, il apparaît "très probable" aux enquêteurs internes au groupe que l'absence d'un des quatre boulons maintenant l'éclisse, dont le retournement a provoqué la catastrophe, soit "sensiblement antérieure au déraillement".
Un examen visuel de cette pièce, opération qui a lieu tous les quinze jours, avait eu lieu le 4 juillet, soit huit jours avant l'accident, mais n'avait rien relevé d'anormal.
Les règles d'entretien "sont examinées par les magistrats" et "il est clair que si des référentiels de maintenance s'avéraient défectueux au terme de cette enquête, nous les modifierions immédiatement", a pour sa part indiqué Jacques Rapoport.
Des analyses métallurgiques doivent être réalisées, dans le cadre de l'information judiciaire ouverte à Évry, et devront "préciser la consistance du scénario de désassemblage et sa chronologie, ainsi que le processus qui a conduit au retournement de l'éclisse".
Sept personnes sont mortes et plusieurs dizaines d'autres ont été blessées dans le déraillement du train Téoz 3657 reliant Paris à Limoges, le 12 juillet en gare de Brétigny.
Avec ![]()