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Le Monde.fr avec AFP et Reuters | <time datetime="2014-02-20T18:59:18+01:00" itemprop="datePublished">20.02.2014 à 18h59</time> • Mis à jour le <time datetime="2014-02-20T19:15:29+01:00" itemprop="dateModified">20.02.2014 à 19h15</time>
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« Nous essayons d'identifier » les responsables des violences, à qui « nous refuserons l'entrée dans l'UE et infligerons des sanctions économiques », expliquait un peu plus tôt le Danois Martin Lidegaard. Jeudi matin, au micro d'Europe 1, Laurent Fabius n'a pas précisé si ces sanctions viseraient Viktor Ianoukovitch, le président ukrainien.
D'autres pistes de sanctions ont été pour l'instant écartées par les Européens — un embargo sur les armes, suggéré par l'Autrichien Sebastian Kurz, ainsi que des sanctions contre les groupes extrémistes au sein de l'opposition, eux aussi responsables des violences, selon le Néerlandais Frans Timmermans. Mais le Belge Didier Reynders a insisté sur la nécessité de travailler « en collaboration » avec les Russes, afin que le dossier ne « se grippe encore plus ».
L'AIDE FINANCIÈRE RUSSE SUSPENDUE
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Du côté de Moscou, le ton est bien différent. On y qualifie les sanctions européennes d'« inappropriées ». Pour autant, le premier ministre, Dmitri Medvedev, est loin de soutenir l'action des autorités ukrainiennes, qui a déclaré jeudi que la Russie ne pourrait traiter qu'avec « des autorités légitimes et compétentes, un gouvernement sur lequel le peuple ne s'essuie pas les pieds comme sur un paillasson ». En conséquence, le Kremlin a décidé de geler son aide financière à l'Ukraine, menacée de faillite, tant que le conflit ne serait pas résolu.
Moscou a promis au gouvernement ukrainien à la mi-décembre un programme d'aide de 15 milliards de dollars et une baisse des tarifs sur le gaz, après le refus opposé par Kiev à un partenariat politique et commercial avec l'Union européenne en novembre.
Une première tranche, de 3 milliards de dollars, a été débloquée à la veille de Noël, et une deuxième devait être versée à la fin de la semaine. Mais la décision de versement a quitté le giron du ministère de l'économie pour devenir exclusivement politique. « Pour le moment, les choses sont suspendues. Cela ne veut pas dire que le processus ne peut pas reprendre. Mais la situation politique doit s'éclaircir », a expliqué une source à l'agence d'information Reuters.