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Le Point.fr - Publié le <time datetime="2013-06-29T11:29" itemprop="datePublished" pubdate=""> 29/06/2013 à 11:29</time> - Modifié le <time datetime="2013-06-29T17:08" itemprop="dateModified"> 29/06/2013 à 17:08</time>
L'État prévoit de faire 14 milliards d'euros d'économies en 2014 sur les 20 milliards d'efforts de réduction de déficit prévus. Ce plan mettrait à contribution les fonctionnaires et les opérateurs, indique le rapporteur du budget à l'Assemblée. Christian Eckert a précisé samedi que ces économies, ajoutées à un effort structurel, devraient permettre d'atteindre un déficit de l'ordre de 3,5 %. Le rapporteur confirme ainsi des informations du Monde et des Échos. "Bruxelles nous a donné deux ans supplémentaires pour arriver en dessous des 3 %. Ca pourrait être 3,5 % en 2014 et 2,9 % en 2015", a-t-il expliqué sur BFM TV.
Ces décisions sont en ligne avec les préconisations de la Cour des comptes. L'institution indiquait jeudi que la France devait trouver 13 milliards d'économies en 2014 et 15 milliards en 2015 pour revenir à 3 % de déficit en 2015. Selon Le Monde, des ministères verront leurs crédits chuter (- 7 % pour l'Écologie, - 5,4 % pour l'Agriculture, - 2,8 % pour la Culture) et 28 000 emplois publics auront été supprimés depuis le début du quinquennat.
Le premier poste d'économies concerne les fonctionnaires : la croissance de la masse salariale de l'État sera ainsi ramenée de 3 à 0,15 % en 2014, précise le quotidien. Cette inflexion très forte sera obtenue en 2014 par la stabilité globale des effectifs, par la réduction des enveloppes catégorielles et leur ciblage sur les bas salaires. La poursuite du gel du point d'indice est également prévue. Pour Les Échos, 3 209 postes de fonctionnaire seront supprimés par l'Etat en créant d'un côté 9 949 dans les missions dites prioritaires (éducation, justice, sécurité) et en supprimant 13 158 de l'autre. Les dépenses de fonctionnement de tous les ministères baisseront également de 2 % grâce à la poursuite de la modernisation des achats publics.
Enfin, les moyens affectés aux opérateurs (Météo-France, CNRS, chambres de commerce, centre national du cinéma, etc.) devraient baisser de 4 %, hors Pôle emploi et universités. Au lieu d'augmenter de plus de 2 % par an, les dotations aux opérateurs diminueraient de 1 %, ce qui permettrait d'économiser 600 millions. Si 2 000 postes seront créés à Pôle emploi et 1 000 dans les universités, 1 242 sont supprimés par ailleurs chez les autres opérateurs. Des projets culturels seront annulés, des constructions de prisons seront retardées et les contributions aux organismes internationaux du Quai d'Orsay vont être diminuées.
Autre mesure de redressement plus inattendue : une contribution ad hoc va être demandée à certaines entreprises publiques au titre de l'avantage financier procuré par le crédit d'impôt compétitivité emploi.