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Bygmalion : trois responsables de la campagne de Sarkozy en garde à vue

Bygmalion : trois responsables de la campagne
de Sarkozy en garde à vue

Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2015-04-01T08:38:38+02:00" itemprop="datePublished">01.04.2015 à 08h38</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-04-01T09:49:19+02:00" itemprop="dateModified">01.04.2015 à 09h49</time>

 
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Les protagonistes de l'affaire Bygmalion. </figure>

Trois responsables de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 ont été placés en garde à vue mercredi 1er avril dans le cadre de l'affaire Bygmalion sur un système présumé de fausses factures durant la présidentielle, mercredi 1er avril. Guillaume Lambert, directeur de la campagne et aujourd'hui préfet de Lozère, le député UMP Philippe Briand, qui en était trésorier, et l'avocat de l'UMP Philippe Blanchetier sont interrogés dans les locaux de l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales, à Nanterre (Hauts-de-Seine).

Les enquêteurs ont la conviction qu'un système frauduleux a été mis en place pour que l'UMP prenne en charge environ 18,5 millions d'euros de dépenses de la campagne de Nicolas Sarkozy. Le but de la fraude était d'empêcher que ses dépenses n'explosent le plafond autorisé de 22,5 millions d'euros, qui a finalement été malgré tout dépassé.

A cet effet, la filiale de Bygmalion, Event and Cie, a émis des fausses factures à l'UMP pour des événements dont certains n'ont pas été organisés. En parallèle, les coûts des meetings de campagne auraient été systématiquement minorés.

Sept mises en examen

Les juges d'instruction ont déjà mis en examen sept personnes : quatre anciens dirigeants de Bygmalion et trois anciens cadres de l'UMP, dont son ancien directeur général Eric Cesari, proche de Nicolas Sarkozy, et dont la signature apparaît sur des devis de conventions fictives.

La fraude a été reconnue par certains protagonistes mais les juges veulent savoir précisément qui était au courant, qui a donné l'ordre et à quel moment de la campagne. Nicolas Sarkozy a toujours démenti en avoir connu l'existence.

Au même moment, l'ancien chef de l'Etat est arrivé chez les juges financiers parisiens pour être interrogé, selon une source proche du dossier, dans une autre affaire, celle des pénalités qui lui avaient été infligées après l'invalidation de ses comptes de campagne lors de la présidentielle mais qui avaient été réglées par l'UMP.


 
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