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Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2013-04-19T09:43:36+02:00" itemprop="datePublished">19.04.2013 à 09h43</time> • Mis à jour le <time datetime="2013-04-19T11:18:02+02:00" itemprop="dateModified">19.04.2013 à 11h18</time>
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"Le président de la République du Cameroun, Paul Biya, annonce à l'opinion publique nationale et internationale que les sept otages français enlevés le 19 février 2013 à Dabanga (nord) ont été rendus cette nuit aux autorités camerounaises", selon un communiqué lu à la radio nationale vendredi matin. Yaoundé assure que les sept membres de la famille française sont "sains et saufs" après avoir été remis aux autorités camerounaises jeudi soir, qui remercient "les gouvernements du Nigeria et de la France pour leur aide". Aucune précision n'a été donnée sur les modalités de leur libération. Les otages sont arrivés à l'ambassade de France à Yaoundé.
"J'y pars. On travaillait sur cette libération depuis beaucoup de temps. Il faut remercier avant tout les autorités régionales, notamment le président camerounais. Ils ont été libérés dans la nuit. Tout le monde est sain et sauf, très heureux. Je les ai eus au téléphone. Ils ont tous été libérés. Cela prouve que ce sont des choses qui se préparent dans la discrétion", a déclaré au Monde Laurent Fabius.
Le ministre des affaires étrangères a précisé que les otages avaient été libérés dans la nuit de jeudi à vendredi "dans une zone entre le Nigeria et le Cameroun".
OPÉRATION REVENDIQUÉE PAR BOKO HARAM
La famille Moulin-Fournier avait été enlevée le 19 février. Le père, la mère et leurs quatre garçons âgés de 5 à 12 ans résidaient depuis 2011 à Yaoundé où le père, Tanguy, est employé expatrié du groupe GDF Suez. Cyril Moulin-Fournier, le frère de Tanguy, qui vit en Espagne, les avait rejoints pour des vacances. La famille avait été enlevée dans le nord du Cameroun où elle était allée visiter un parc national.
L'opération avait été revendiquée par la secte islamiste Boko Haram, active dans le nord du Nigeria, une zone troublée depuis plusieurs années par des attentats et des assassinats, réprimés dans le sang par les forces de sécurité nigérianes. Dans deux vidéos, diffusées les 25 février et 18 mars, les ravisseurs exigeaient, en échange de la libération des Français, celle de membres de leur groupe, prisonniers au Nigeria et au Cameroun.
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François Hollande rappelle que huit autres ressortissants français sont toujours détenus au Sahel. Il réaffirme son soutien aux familles et redit sa détermination à œuvrer sans relâche à leur libération.