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Le Point.fr - Publié le <time datetime="2013-02-21T21:59" itemprop="datePublished" pubdate=""> 21/02/2013 à 21:59</time> - Modifié le <time datetime="2013-02-21T22:02" itemprop="dateModified"> 21/02/2013 à 22:02</time>
Image d'illustration. © Francois Rihouay / Sipa
Selon une source militaire nigériane, les ravisseurs de la famille française composée de trois adultes et quatre enfants, enlevée mardi au Cameroun, auraient été localisés dans l'Etat de Borno, entre les localités de Dikwa et de Ngala, à l'extrême nord-est du Nigeria, pays distant de quelques 80 km. Les forces de sécurité nigérianes s'emploient, avec la pleine coopération de Paris, à obtenir leur libération. Cependant, les auteurs du rapt ne sont toujours pas cernés comme cela avait été annoncé auparavant. Du côté du Cameroun, on se refuse à tout commentaire. le caractère sensible du dossier dissuadant les militaires de trop en dire.
François Hollande a expliqué à Paris que la France était "en pleine coopération avec les autorités nigérianes et camerounaises pour localiser l'endroit où seraient retenus, détenus nos ressortissants". "Nous avons un certain nombre de forces qui ne sont pas loin puisque nous sommes présents a N'Djamena", au Tchad, a-t-il ajouté. "Pour le moment, le mieux est de travailler dans la discrétion pour d'abord identifier la place exacte où seraient retenus, sans doute en deux groupes, nos ressortissants et comment nous pourrions les faire libérer dans les meilleures conditions."
La région où les ravisseurs auraient été repérés est considérée comme appartenant à la sphère d'influence des mouvements islamistes Boko Haram et Ansaru, ce dernier ayant revendiqué dimanche l'enlèvement de sept étrangers qui travaillaient pour l'entreprise de construction libanaise Setraco dans l'Etat nigérian de Bauchi.
Le sort des otages a donné lieu à la plus grande confusion jeudi matin, contraignant les autorités françaises, nigérianes et camerounaises à démentir des informations de presse sur leur libération présumée. "C'est une folle rumeur que nous ne pouvons pas confirmer", a dit à Reuters le ministre camerounais de l'Information, Issa Tchiroma Bakary. "Nous ne savons pas d'où ça vient." S'exprimant à l'Assemblée nationale, le ministre des Anciens Combattants, Kader Arif, a dans un premier temps confirmé les informations faisant état de la libération des otages. Quelques minutes plus tard, après avoir fébrilement consulté son smartphone, il a repris la parole dans l'hémicycle.
"C'était une information parue par voie de presse. Il n'y a pas pour le moment de confirmation officielle à ce stade de la libération", a-t-il corrigé, s'attirant de vives critiques de l'opposition. Le directeur du centre de crise du ministère français des Affaires étrangères a également démenti l'information. "Après vérification de nos ambassades, cette information apparaît sans fondement", a expliqué Didier Le Bret. "Les gouvernements des pays concernés, principalement le Nigeria et le Cameroun, ont également démenti."
Le Nigeria, où les otages auraient été emmenés après avoir été enlevés dans le nord du Cameroun, a lui aussi démenti. "Ce n'est pas vrai", a déclaré Sagir Musa, porte-parole d'une unité spéciale de l'Etat de Borno. Des gendarmes français, protégés par des soldats, se sont rendus mardi au Cameroun pour aider les enquêteurs camerounais, avait déclaré mercredi un porte-parole du ministère de La Défense.