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Catastrophe ferroviaire en Espagne : le conducteur refuse de répondre aux questions

Catastrophe ferroviaire en Espagne : le conducteur refuse de répondre aux questions

le 26 juillet 2013 à 06h41 , mis à jour le 26 juillet 2013 à 20h22.
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Catastrophe ferroviaire en Espagne : images amateur après l'accident

</article></section><aside class="sz12 tag c1 aside166896 ombre1">déraillement , juan carlos , espagne</aside> </section> EuropeSoupçonné d'être allé beaucoup plus vite que la vitesse autorisée (190 km/h au lieu de 80), le conducteur du train est en garde à vue mais a refusé de répondre aux questions des enquêteurs. Le dernier bilan fait état de 78 morts, dont un Français, et de 33 blessés graves.

 

 

Deux jours après le déraillement du train Madrid-El Ferrol près de Saint-Jacques de Compostelle mercredi soir, l'Espagne est toujours sur le choc ce vendredi. Avec 78 morts selon le dernier bilan, il s'agit de la catastrophe ferroviaire la plus grave depuis 1944. L'enquête semble se diriger vers une erreur humaine, en l'occurrence celle de l'un des deux conducteurs qui n'aurait pas respecté la limitation de vitesse à l'endroit de l'accident.

Première audition pour l'un des conducteurs placé en garde à vue

L'un des deux conducteurs du train devait être entendu par la police aujourd'hui. Il a cependant refusé de répondre aux questions des enquêteurs qui voulait l'interroger à l'hôpital, a annoncé la police. Le conducteur sera "présenté à un juge le plus tôt possible", a déclaré un porte-parole de la police.   

Blessé, il a été admis dans un hôpital où il est placé sous surveillance. "Il est en garde à vue depuis hier 20h", avait déclaré le chef de la police de Galice Jaime Iglesias en conférence de presse. Il aurait commis une "imprudence" et "des délits liés à l'accident".

 

Le conducteur, Francisco José Garzon Amo, est âgé de 52 ans. Selon le président de la compagnie ferroviaire publique Renfe (l'équivalent de la SNCF, ndlr), ce conducteur "travaille dans l'entreprise depuis 30 ans et depuis 2000 il travaille comme conducteur", d'abord en qualité d'assistant puis comme conducteur principal depuis 2003.

 

La vitesse mise en cause

Le conducteur qui sera interrogé aujourd'hui aurait reconnu avoir abordé le dangereux virage où s'est produit l'accident à 190 km/h, au lieu de 80 km/h. Or la RENFE, l'équivalent de la SNCF en Espagne, affirme que ni le train ni les infrastructures des voies ne sont en cause. Tout pointe donc vers l'erreur humaine. Le quotidien El Pais affirme également que le train "a freiné trop tard" et s'interroge sur de possibles lacunes dans le système de freinage. Dans une conversation enregistrée juste après l'accident, le conducteur aurait dit en réalisant qu'il avait déraillé : "J'ai foiré, je veux mourir".

78 morts

La police scientifique a rectifié le bilan de la catastrophe vendredi matin : il y a 78 victimes, et non 80 comme l'indiquait le dernier bilan diffusé jeudi soir. Un Français figure parmi les victimes mais cette personne n'a pas encore été identifiée, a indiqué le maire de la ville Angel Curras. Cinq étrangers figurent jusqu'à présent parmi les tués, un Algérien, un Mexicain, un Américain, un Brésilien et une Vénézuélienne. Par ailleurs, cinq corps n'ont toujours pas été identifiés. Le gouvernement régional a également fait état de 178 blessés, dont 81 étaient toujours hospitalisés. Parmi eux,  31 étaient dans un état critique, dont 3 enfants.

Le roi sur place

Après Mariano Rajoy, le Premier ministre, dans la matinée, Juan Carlos est allé sur place jeudi soir.    "Toute l'Espagne est émue par cet événement, tous les Espagnols s'unissent à la douleur des familles des personnes décédées. Nous espérons que les blessés récupèreront petit à petit", a-t-il déclaré. Il a notamment rendu visite à des blessés à l'hôpital Clinico.

 

 

 

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