Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
<header>

180 détonateurs, une dizaine de pains de plastic et une quarantaine de grenades : c’est le butin du vol réalisé sur une base de l’armée de terre, à Miramas (Bouches-du-Rhône), dans la nuit de dimanche à lundi, selon une information d'Europe 1. Le parquet a ouvert, mardi 7 juillet en fin de matinée, une enquête pour vol avec effraction "commis en bande organisée". Que sait-on de ce vol spectaculaire ?
C’est à l’occasion d’une simple patrouille, lundi après-midi, que les militaires ont découvert le découpage méthodique de "deux rangées de grillages", selon "La Provence".
Un inventaire a alors été réalisé en urgence dans cette annexe du 4e régiment du matériel de l’armée de terre, dont le rôle est particulièrement stratégique puisqu’elle stocke des équipements pour les opérations extérieures ("Opex") menées par l’Armée de terre en Afrique, et fait également office de dépôt de munitions.
Sur la dizaine de bâtiments composant les 250 hectares du site, neuf alvéoles (le lieu de dépôt sécurisé des munitions) auraient été visités par les voleurs. "On n’est pas encore sûrs qu’ils sont passés par [les deux grillages découpés]. Le problème c’est qu’il n’y a pas de vidéosurveillance à cet endroit", affirme une source à "La Provence".
Des manquements d'autant plus dommageables à une période où les sites militaires sont encore soumis à l'opération "Cuirasse", lancée au lendemain des attentats de janvier 2015. Florent de Saint-Victor, spécialiste des questions de défense et animateur du blog "Mars Attaque", explique à "l'Obs" :
David Coquille, journaliste à "La Marseillaise", a tweeté une série de photos du site, dont des clichés aériens qui permettent de voir les alvéoles installées sur la base de Miramas :
<article class="MediaCard MediaCard--mediaForward customisable-border" data-scribe="component:card" dir="ltr"> </article>Etablissement pcpal des munitions. "9 igloos semi-enterrés ont été forcés" nous dit le maire de #Miramas "abasourdi"
Interrogé par "L’Express", Frédéric Vigouroux, maire de Miramas, affirme : "La configuration du site est tout de même particulière : le terrain est vaste, et composé de petites maisons très espacées. Pour vous donner une idée, on pourrait comparer les bâtiments à de petites villas de la banlieue parisienne. Il y a une séparation permanente entre les munitions et les explosifs."
La nuit, la protection du site - où dorment des militaires - est assurée par quelques gardiens, alors que près de 200 militaires et civils y circulent en journée. Des équipes cynophiles (avec des chiens) veillent notamment jour et nuit sur la sécurité des lieux. Florent de Saint-Victor relativise la singularité de cette effraction :
Grand banditisme ou terrorisme ? Les enquêteurs envisagent les deux pistes mais redoutent particulièrement la deuxième hypothèse. Europe 1 soupçonne pour sa part "des militaires ou anciens militaires, des hommes qui connaissaient bien le lieu". Une source citée par "La Provence" se montre plus prudente et évoque des individus "très bien renseignés, ce qui laisse planer des doutes en interne".
Selon Florent de Saint-Victor, "le dispositif a été pris en défaut" :
Alexis Orsini