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Pour la quatrième année, des collectivités et des associations s'engagent à baisser les lumières pour économiser de l'énergie et réduire les dégâts sur les rythmes de vie des animaux.
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TOULOUSE - La pollution lumineuse a des impacts sur la vie des animaux et leur pose des problèmes d'orientation.
afp.com/Remy Gabalda
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Réduire l'éclairage nocturne des villes et des villages, afin de limiter la gêne pour les animaux et d'alléger la facture énergétique des collectivités - la 4e édition du "Jour de la nuit" invite samedi à interroger les pratiques d'éclairage public.
Le but de cette manifestation est de lutter contre "la pollution lumineuse" qui s'étend toujours un peu plus à la faveur de l'urbanisation croissante et de nos modes de vie, assurent les organisateurs. La "pollution lumineuse" a de fait un impact sur les animaux (insectes, oiseaux, etc) en leur posant des problèmes d'orientation et en interférant dans leurs rythmes biologiques.
Les clubs d'astronomie, qui déplorent la baisse du nombre d'étoiles visibles, saisissent cette occasion pour faire observer au public les constellations. Des associations proposent des balades dans la nature pour sensibiliser à la vie nocturne de la faune.
Au niveau des communes, les participants au "Jour de la nuit" vont s'engager dans des actions d'extinction lumineuse (ponts, bâtiments, rues, espaces verts...). Cette année, les municipalités de Lourdes, Besançon ou Vincennes vont par exemple éteindre l'éclairage de certains de leurs bâtiments symboliques. Metz s'engage à éteindre les lumières de 59 monuments et bâtiments. A Paris, pas d'initiative intra-muros, mais la Grande Arche du quartier de La Défense sera éteinte. Quelques villes - dont Angoulême, Laval, Dieppe, Martigues, Béthune - vont plus loin et fermeront l'éclairage dans certaines rues.
"Le potentiel d'économies sur la facture énergétique est aussi un moteur, car l'éclairage public peut représenter entre 25 et 50% de la facture énergétique d'une commune", rappelle Larissa de Kochko, d'Agir pour l'environnement.
Au delà des gestes symboliques du "Jour de la nuit", des communes conduisent des actions pérennes sur la manière d'éclairer leurs espaces et bâtiments. Selon Anne-Marie Ducroux, l'ANPCEN compte dans son fichier plus de 6.000 communes engagées dans des plans d'extinction partielle (quelques heures pendant la nuit, certains lieux ou bâtiments). "Le mouvement est désormais bien lancé", dit-elle.
L'ANPCEN (Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturne) estime qu'il y a 9,5 millions de points lumineux aujourd'hui en France, contre 5,8 millions il y a 20 ans. Une progression de plus de 60% qui n'est "pas anodine", car "si la quantité de lumière émise augmente, les nuisances qui vont avec aussi", souligne la présidente de l'association, Anne-Marie Ducroux.
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