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Un Eurostar sort du tunnel sous le Manche près de Calais le 1er juillet 2010. Denis Charlet AFP/Archives
</aside>Pour elles, les JO de Londres qui débutent ce vendredi soir sont déjà une réussite. Bien que sur les 11 milliards d’euros de budget, 90% des contrats ont été réservés à des entreprises britanniques, plusieurs groupes français se sont partagé quelques miettes de ces Jeux qui sont parmi les plus chers de l’histoire.
La France en pointe sur les transports…
Et Eurotunnel se frotte déjà les mains. Les analystes estiment que malgré le contexte économique morose, il va pouvoir booster le nombre de navettes et d’Eurostar roulant sous la Manche. L’opérateur a déjà mis en circulation une rame supplémentaire du Shuttle en rééquipant des matériels de réserve. De plus, les trains peuvent circuler désormais à 160km/h au lieu de 140 km/h, soit une traversée en 30 minutes environ, contre 35 aujourd’hui. Pour améliorer l’expérience du voyage, les usagers peuvent désormais téléphoner depuis leur mobile dans le tunnel et accéder à Internet.
Eurostar, partenaire officiel de l’équipe de France paralympique, va également bénéficier de cette euphorie. Lors d’un récent point de presse, son directeur général, Nicolas Petrovic, nous expliquait que les réservations étaient en hausse de 15% sur la période par rapport à 2011. Pour faire face à l’affluence dans le sens Paris-Londres, le transporteur a prévu de mettre une quarantaine de trains supplémentaires, mais il a indiqué ne pas avoir augmenté les prix pour l’occasion. Dans le même temps, elle pourra aussi compter sur l’afflux de touristes anglais en France qui souhaitent éviter la frénésie des Jeux. Rail toujours, Keolis, une autre filiale de la SNCF, va exploiter le Javelin, un train à grande vitesse, créé spécialement pour les JO, reliant les gares londoniennes de Ebbsfleet et St-Pancras International au parc olympique de Stratford.
…et le chauffage
EDF n’est pas en reste. L’énergéticien est le fournisseur officiel d’électricité des Jeux, issue à 80% des centrales nucléaires britanniques et à 20% d’énergies renouvelables. Et le chauffage sera made in France puisque c’est la société auvergnate Compte R, grâce à ses chaudières utilisant la biomasse, qui a remporté le contrat. Un spécimen de 100 tonnes a été installé à proximité du village olympique pour chauffer la piscine, les logements des athlètes et les douches. Chiffre d’affaires généré pour l’occasion: 900.000 euros. De son côté, Atos aura pour mission de livrer les résultats de toutes les compétitions en temps réel. Pour traiter un surcroît de données 30% supérieures par rapport aux Jeux de Pékin, 9.500 ordinateurs et 900 serveurs seront mobilisés.
Quant à Doublet, leader européen de la fabrication de drapeaux, il en fournira 12.000 pendant les Jeux. Cette PME de 300 salariés réalise un chiffre d‘affaires annuel de 45 millions d'euros. Son homologue, Laporte Ball Trap (15 millions de revenus par an), situé à Biot (Alpes-Maritimes), a remporté le contrat pour la fourniture des pigeons d'argile et des machines des épreuves de ball-trap. L’entreprise participera ainsi à ses cinquièmes Jeux de rang.
170.000 m2 de tentes pour GL Events
Le matériel de gymnastique sera fourni par Gymnova, installé à Marseille. Cornilleau fournira 300 tables de ping-pong. Et le fabricant de bateaux Bénéteau a livré une flotte de 23 unités au comité organisateur. Enfin, Avec les JO de Londres, la Lyonnaise GL Events aura, à coup sûr, réalisé l’un de ses plus gros défis. Elle a fabriqué quelques 170.000m2 de tentes pour plus de 80 sites et 125.000 sièges pour les tribunes de 13 sites.