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Pas de quoi crier victoire, mais des motifs d’espoir. C’est ce qui ressort à la lecture des chiffres mitigés du chômage en juin, publié ce mercredi en fin d’après-midi par Pôle emploi. Le mois dernier, le nombre de demandeurs d’emplois n’ayant pas du tout travaillé dans le mois (catégorie A) a de nouveau progressé de 14.900 (+0,5 %), portant leur total, historiquement haut, à 3.279.400.
Ce total n’est pas négligeable mais marque, après la stabilité surprise constatée en mai (+100), une forme d’éclaircie. Avec « seulement » 15.000 chômeurs de plus, les deux derniers mois constituent la meilleure séquence sur le marché de l’emploi depuis mars et avril 2011, derniers mois de baisse connus par la France. En parallèle, en incluant les demandeurs d’emploi ayant travaillé dans le mois (catégories B et C), leur nombre total n’a que faiblement augmenté en juin (+4.100 , +0,1%) après une baisse en mai (-3 600). Enfin, pour le deuxième mois de rang, le nombre d’inscrits de moins de 25 ans recule, phénomène lui aussi inobservé depuis début 2011.
« Cette progression modérée du nombre de demandeurs d’emplois confirme une amélioration sur le front du chômage, même si elle ne traduit pas encore l’inversion durable de la courbe du chômage qui est l’objectif des prochains mois », se félicite dans un communiqué le ministre du Travail, Michel Sapin, qui pointe en particulier le « signal très encourageant » en provenance du chômage des jeunes.
Cette accalmie permet au gouvernement d’afficher à mi-année un bilan moins négatif que craint après les fortes poussées de début d’année. Avec 54.800 chômeurs de catégorie A en plus, le trimestre qui s’achève est le moins mauvais enregistré depuis le premier trimestre 2012. Mais avec 150.000 inscrits en plus depuis janvier, le bilan du semestre, bien que meilleur que celui du terrible second semestre 2012, reste très mauvais.
Tout l’enjeu est désormais de savoir si ces deux derniers mois marquent une amorce de retournement durable ou une simple accalmie passagère. En la matière, beaucoup dépendra comme toujours du retour ou non à la croissance ces prochains mois. L’exécutif y trouve en tout cas matière à reprendre confiance en sa capacité à tenir le pari d’inverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année, objectif réitéré mardi par François Hollande lors d’un déplacement sur le terrain, à Dunkerque .
Même si les créations d’emplois tardaient à re-décoller, le gouvernement espère avancer désormais vent dans le dos avec l’essor annoncé à la rentrée des emplois d’avenir, le lancement des contrats de génération dans les entreprises de plus de 300 salariés actuellement en train de finaliser les négociations internes préalables, sans oublier un recours massif aux contrats aidés traditionnels.
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