En ajoutant les demandeurs d'emplois de catégories B et C (en activité), le nombre total d'inscrits à Pôle emploi s’établit à 4 741 100 en France métropolitaine. Un nombre en hausse de 0,7 % (+34 400) sur un mois, et de 9,8% sur un an. Face à cet afflux, un nouveau renfort de 2.000 CDI à Pôle emploi d'ici à septembre a été décidé par le gouvernement, comme en 2012.
«Une tendance lourde que notre pays doit renverser», a commenté le ministère du Travail. Mais il rappelle que, désormais, «tous les leviers de la politique de l'emploi prévus par la feuille de route sociale issue de la grande conférence sociale de juillet 2012 sont opérationnels: emplois d'avenir, contrat de génération, sécurisation de l'emploi». «Leur montée en puissance au cours des prochains mois est désormais l'enjeu majeur pour tous les acteurs de terrain», a-t-il poursuivi.
Sans surprise
Un record donc, mais pas de surprises, après 23 mois de hausse sans interruption. Très pessimiste, le numéro un de la CFDT Laurent Berger avait indiqué s'attendre à des chiffres «catastrophiques» pour le mois de mars. Même sentiment de Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, jeudi matin sur France 2 : «Nous nous préparons à un chiffre qui, compte tenu en effet de la croissance atone, ne devrait pas être bon».
Depuis Pékin, où il est arrivé jeudi, François Hollande a lui estimé que «le développement des investissements en Chine, à certaines conditions, peut être un développement de la croissance en France, et de l'emploi... au moment où nous affrontons un chômage élevé, très élevé, trop élevé, où nous devons lutter contre une forme d'inertie, de stagnation».