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Classement de Shanghai : les universités françaises maintiennent leur rang

International
Classement de Shanghai : les universités françaises maintiennent leur rang
Par Marie-Christine Corbier | 15/08 | 08:34 | mis à jour à 13:26 | 5commentaires

Universités américaines et britanniques continuent de truster les vingt premiers rangs mondiaux du classement de Shanghai. La France compte vingt établissements parmi les 500 premières universités mondiales, comme en 2012.

Harvard conserve la tête du classement de Shanghai 2013, et les universités françaises maintiennent leur rang - AFP

Harvard conserve la tête du classement de Shanghai 2013, et les universités françaises maintiennent leur rang - AFP

Les classements de Shanghai passent, mais le palmarès de tête évolue peu. Les universités américaines continuent de dominer l’édition 2013 de ce palmarès qui, depuis 2003, distingue 500 établissements d’enseignement supérieur parmi les 17.000 universités répertoriées dans le monde. Harvard et Stanford restent respectivement numéros un et deux du classement désormais célèbre de l’université Jiao Tong de Shanghai. Contrairement à 2012 en revanche, Berkeley ravit la troisième place au Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui recule donc d’un rang.

La Chine n’a toujours aucune de ses universités dans le Top 100. Mais elle conserve, comme l’an dernier, le deuxième rang du classement avec 42 universités distinguées (149 pour les Etats-Unis) dans les 500 premières, contre 38 pour l’Allemagne et 37 pour le Royaume-Uni. La France reste loin derrière, avec 20 universités.

Meilleur résultat pour la France

L’Hexagone maintient néanmoins son rang et voit même son résultat progresser par rapport à l’an dernier. Avec quatre établissements dans le Top 100 du classement, contre trois en 2012. Les universités Pierre et Marie Curie et Paris Sud, ainsi que l’Ecole normale supérieure restent les trois premiers établissements français. Ils occupent les 37e, 39e et 71e rangs (ils occupaient respectivement les places 42, 37 et 73 en 2012). L’université Pierre-et-Marie Curie passe ainsi devant Paris Sud, premier français l’an dernier. Ces trois établissements sont rejoints, dans le Top 100, par l’université de Strasbourg . Les universités de Paris Diderot et Grenoble I-Joseph Fourier gardent une position stable, en figurant comme l’an dernier dans les 150 premiers.

Quelques nouveautés sont à lire du côté de l’Ecole normale supérieure de Lyon, qui arrive dans le Top 300 grâce à la prise en compte de la médaille Field du mathématicien Cédric Villani. Autres nouveautés, du côté de l’Ecole polytechnique, qui remonte à la 298e place alors qu’elle était l’an dernier au-delà du 300e rang. Même chose pour l’université de Nice Sophia-Antipolis (399e) ou pour l’université de Bordeaux (208e). Pour les uns, c’est la prise en compte des Prix Nobel et des médailles Fields qui explique la remontée dans le classement. Pour d’autres, où la hausse est moins spectaculaire, c’est l’augmentation des publications scientifiques qui explique le résultat. Pour d’autres encore, les changements sont à chercher du côté des fusions, comme à Bordeaux avec les universités de Bordeaux I, II et IV se sont regroupées.

Satisfaction de Geneviève Fioraso

La ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, s’est félicitée de ces résultats en progression. Tout en indiquant que «le gouvernement n’a pas attendu les résultats des classements internationaux pour doter la France de moyens lui permettant de renforcer son attractivité universitaire et scientifique». Et en réitérant ses critiques à l’égard d’un classement à la «méthodologie inadaptée» qui utilise des critères «bien davantage adaptés aux universités anglo-saxonnes qu’aux universités européennes».

Le CNRS, l’INSERM ou le CEA ne sont ainsi pas pris en compte par un classement qui sélectionne en premier lieu les universités. Or, «le CNRS est au premier rang mondial pour les publications scientifiques», insiste Geneviève Fioraso. La ministre nourrit des espoirs dans le futur classement européen U-Multirank, qui devrait voir le jour au printemps 2014 et prendre en compte, selon elle, des critères mieux adaptés aux établissements français.

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