Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
Au lendemain des auditions de Christiane Taubira, Manuel Valls et Pierre Moscovici , le député UMP Georges Fenech, membre de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Cahuzac, a jugé dans un entretien publié mercredi par lexpress.fr. « incontournable » d’auditionner le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Selon l’élu du Rhône, Jean-Marc Ayrault « aurait pu prendre la décision d’écarter plus tôt son ministre, vu les nombreuses informations dont il disposait déjà ».
Le député considère d’autre part par qu’il serait « très utile de réentendre Jérôme Cahuzac lui-même car il était présent lors de la réunion du 16 janvier (à l’Elysée, ndlr), alors qu’il avait assuré le contraire lors de sa première audition ». Georges Fenech dit avoir fait une « demande orale » au président UDI de la commission, Charles de Courson, pour ces deux nouvelles auditions. « Je vais le lui redemander plus formellement », précise-t-il.
Charles de Courson a par ailleurs affirmé détenir « les preuves » que le président François Hollande était « parfaitement informé » du comportement fiscal du ministre incriminé, dès le 15 décembre.
Interrogé sur les trois auditions de ministres la veille, le député du Rhône affirme avoir eu la « sensation » qu’une « chape de silence était tombée sur ce gouvernement tétanisé qui n’a pas voulu savoir ». « On a cependant obtenu une information essentielle ce mardi : il y a bien eu une réunion le 16 janvier à l’Elysée, à l’issue du Conseil des ministres, entre Pierre Moscovici, Jean-Marc Ayrault, François Hollande et Jérôme Cahuzac lui-même. C’est là que l’on a décidé d’interroger les autorités helvétiques au sujet du compte de l’ex-ministre du Budget », souligne-t-il, qualifiant cette réunion de « sacrée fissure » dans la « muraille de Chine » que l’exécutif dit avoir instauré autour de Jérôme Cahuzac à partir du 10 décembre.
Si l’ex-ministre devait être à nouveau entendu, il ne s’agirait « pas de le questionner sur son compte mais bien sur la réunion du 16 janvier, une information qui relève bien de la commission : on parle ici de responsabilité politique, pas de responsabilité pénale », relève encore Georges Fenech.
La conviction du député est qu’il n’y a pas eu « connivence ou tentative d’étouffement » de la part du gouvernement, qui, selon lui, « a simplement manqué de réactivité » et « s’est laissé berner par Jérôme Cahuzac ».
Source : AFP