Eklablog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.

Publicité

Crash de San Francisco : l'avion était trop lent

<article class="article article_normal" itemscope="" itemtype="http://schema.org/NewsArticle">

Crash de San Francisco : l'avion était trop lent

Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2013-07-07T23:49:27+02:00" itemprop="datePublished">07.07.2013 à 23h49</time> • Mis à jour le <time datetime="2013-07-08T01:23:06+02:00" itemprop="dateModified">08.07.2013 à 01h23</time>

lien 

Partager google + linkedin

<figure class="illustration_haut"> Un avion de la compagnie Asiana Airlines s'est écrasé sur l'aéroport de San Fransisco à l'atterrissage, le 6 juillet. </figure>

Au lendemain du crash du vol 214 d'Asiana à San Francisco, les experts commençaient dimanche 7 juillet à "assembler les pièces du puzzle" pour tenter d'expliquer les raisons de l'atterrissage raté qui a fait deux morts et plus de 180 blessés, dont six sont dans un état "critique". Une première explication a été dévoilée dans la soirée par les autorités américaines, qui ont affirmé que le Boeing 777 de la compagnie sud-coréenne s'est approché de la piste à une vitesse très inférieure à la normale.

La présidente de l'Agence américaine de sécurité des transports (NTSB), Deborah Hersman, a également précisé lors d'une conférence de presse que le pilote avait demandé l'autorisation de ne pas atterrir et de reprendre de l'altitude, un peu plus d'une seconde avant l'impact. Les données de la boîte noire enregistrant les paramètres techniques ont confirmé qu'à l'approche de la piste, "les données indiquent que l'appareil avait ralenti et que la vitesse était inférieure à la vitesse optimale", a-t-elle expliqué. "Les gaz ont été remis quelques secondes avant l'impact, et les moteurs ont répondu normalement", a-t-elle ajouté. Invitée à préciser si la vitesse de l'appareil était légèrement ou nettement inférieure à la vitesse optimale, Mme Hersman a affirmé qu'elle était "très nettement inférieure".

D'après les conversations du cockpit, le vol s'est déroulé normalement et les problèmes n'ont surgi que dans les dernières minutes, lorsque l'équipage a tenté de remettre les gaz juste avant l'atterrissage et demandé à la tour de contrôle l'autorisation de reprendre de l'altitude. L'analyse des boîtes noires a permis d'établir que "la requête de l'un des membres d'équipage pour accélérer a été lancée environ sept secondes avant l'impact. Et l'appel à la tour de contrôle pour reprendre de l'altitude est arrivé une seconde et demie" avant que la queue de l'appareil ne heurte le sol, provoquant l'accident. 

La présidente de la NTSB a par ailleurs précisé qu'il était "trop tôt pour arriver à une quelconque conclusion" sur les causes de l'accident. "Toutes les options sont sur la table", a-t-elle dit. "Nous avons des informations préliminaires mais nous avons encore beaucoup de travail. Nous devons interroger l'équipage. Nous devons interroger les secouristes. Nous devons analyser les données brutes des boîtes noires et les bandes de la tour de contrôle", a-t-elle expliqué, rappelant que l'enquête pourrait prendre "jusqu'à 18 mois".

"CELA AURAIT PU ÊTRE PIRE"

Le Boeing 777 de la compagnie sud-coréenne Asiana Airlines en provenance de Séoul a pris feu après que la queue de l'appareil a heurté la piste. Le dernier décompte officiel samedi soir faisait état de deux morts – deux adolescentes chinoises de 15 et 16 ans –, 182 blessés et 123 passagers indemnes parmi les 307 passagers et membres d'équipage à bord. Dix-neuf personnes étaient encore hospitalisées dimanche au San Francisco General Hospital. "Des 19, six sont dans un état critique, dont un enfant", a précisé Rachel Kagan, porte-parole de l'hôpital. "Les blessures les plus graves sont des traumatismes crâniens et de lourdes blessures abdominales avec hémorragie", a précisé Margaret Knudson, responsable du service de chirurgie de l'hôpital. "Il y a aussi plusieurs personnes avec de sérieuses fractures de la colonne vertébrale, dont certaines vont être paralysées", a-t-elle ajouté.

"Il est évident que quand on voit l'avion, les dégâts sont énormes", a ajouté Mme Hersman, qui estime que vu l'ampleur de l'accident, "on peut être soulagés qu'il y ait un petit nombre de victimes, cela aurait pu être pire".

"PAS EU DE PROBLÈME DE MOTEUR OU MÉCANIQUE"

L'agent du FBI David Johnson avait affirmé samedi qu'il n'y avait "aucune indication d'un quelconque acte terroriste ou criminel lié à l'accident".

Le PDG d'Asiana, Yoon Young-Doo, a affirmé au cours d'une conférence de presse dimanche à Séoul que les premières informations écartaient a priori la thèse de l'avarie technique. "D'après ce que nous savons, il n'y a pas eu de problème de moteur ou mécanique" avant le crash survenu vers 18 h 30 GMT, a-t-il expliqué, ajoutant que les pilotes étaient chevronnés avec environ 10 000 heures de vol chacun.

Deuxième compagnie sud-coréenne après Korean Air, Asiana Airlines jouit d'une excellente réputation en matière de sécurité. Le dernier accident impliquant un vol commercial remonte à juin 1993 lorsqu'un Boeing 737 s'était écrasé sur une montagne dans le sud-ouest du pays, faisant 68 morts et 44 blessés.

</article>
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article