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Le Point.fr - Publié le <time datetime="2014-06-06T20:09" itemprop="datePublished" pubdate="">06/06/2014 à 20:09</time>
François Hollande a rendu hommage vendredi aux soldats polonais morts aux côtes des Alliés dans la bataille de Normandie en se rendant au cimetière d'Urville qui abrite les tombes de 696 d'entre eux. © CHARLY TRIBALLEAU / Sipa
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François Hollande a rendu hommage ce vendredi aux soldats polonais morts aux côtes des Alliés dans la bataille de Normandie en se rendant au cimetière d'Urville qui abrite les tombes de 696 d'entre eux."De valeureux polonais ont eu une tâche majeure dans la bataille de Normandie", a rappelé le président français, soulignant leur rôle dans la bataille décisive en août 1944 pour fermer la poche de Falaise, occupée par les Allemands.
"Dans la bataille de Normandie, la Pologne a laisse ici plus de 2.000 de ses enfants (...). Nous voulons saluer la contribution des Polonais à la lutte pour notre liberté", a-t-il déclare aux côtés du président polonais Bronislaw Komorowski, lors des célébrations du 70e anniversaire du débarquement allié en Normandie. "Aujourd'hui comme hier, la Pologne est la France sont unies pour la paix et la liberté (...). La Pologne n'est pas une alliée, n'est pas un partenaire, c'est une amie", a assuré Hollande.
Le gouvernement polonais en exil à Londres a mobilisé pendant la Seconde guerre mondiale une armée de plusieurs milliers d'hommes, dont une partie était engagée dans l'opération Overlord. Constituée de volontaires qui ont pour la plupart fui la Pologne après la double invasion allemande et soviétique de septembre 1939 afin de rejoindre le gouvernement provisoire constitué à Londres, la Première Division blindée compte 16 000 hommes, dont un peu plus de 5 000 combattants.
A l'issue des combats du 7 au 22 août, cette unité compte 2 097 hommes hors de combat (446 tués, 1 501 blessés et 150 disparus), selon les rapports de son commandant, le général Stanislaw Maczek. Pourtant, le gouvernement travailliste interdit aux Polonais de participer au défilé de la victoire à Londres en 1946. La guerre froide n'avait pas encore commencé et les Soviétiques, qui ne reconnaissaient que le gouvernement communiste de Varsovie, étaient encore ménagés par leurs "alliés". Ceux qui rentraient en Pologne étaient torturés et emprisonnés.