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Début de dégonflement de la Bulle 3, celle des obligations ?
Simone Wapler
Début de dégonflement de la Bulle 3, celle des obligations ?
Simone Wapler, rédactrice en chef de l'Investisseur Or & Matières
"Ce qui est vrai pour un individu n'est pas vrai pour l'ensemble de la société. L'analogie entre le budget d'un ménage et l'économie nationale est séduisante parce que, pour les gens, c'est une référence facile et c'est assez correct quand nous ne sommes pas sous le coup d'une crise macroéconomique. Mais quand c'est le cas, alors des comportements individuellement rationnels conduisent à un résultat collectif désastreux. Chaque individu s'efforçant d'améliorer sa situation aggrave celle de chacun et c'est l'histoire de notre époque."
Paul Krugman, The Guardian, 3 juin 2012.
Cher lecteur, il va falloir choisir votre camp :
- soit vous souscrivez à la proposition de Paul Krugman, prix Nobel d'économie, et vous n'avez nul besoin d'or. Nous nous quittons donc ici ;
- soit au contraire vous pensez que ce n'est pas la bonne façon de raisonner, qu'il n'y a pas de différence fondamentale de gestion entre finance personnelle et finance publique et que l'économie n'est que l'addition d'activités individuelles lucratives.
Alors, les politiques menées ne peuvent nous conduire qu'au désastre et l'or est très loin de son sommet.
Paul Krugman n'explique rien de la cause de cette crise. Comment les pays dits riches sont-ils parvenus à se surendetter, à la fois individuellement (les ménages américains) et collectivement (au titre des finances publiques) ?
Ces pays riches consommaient plus que ce qu'ils produisaient. Il fallait donc que certains (les pays émergents) leur prêtent et consomment moins que ce qu'ils produisaient.
La raison – individuelle et collective – voudrait qu'à un moment un tel processus s'enraye car les taux d'intérêt auraient dû monter naturellement :
- soit parce que l'argent à prêter se raréfie parce que les prêteurs n'acceptent plus de vivre en dessous de leurs moyens ;
- soit parce que les prêteurs se méfient des emprunteurs et demandent plus pour leurs risques ;
- soit parce que les emprunteurs arrêtent de vouloir vivre au-dessus de leurs moyens.
Je vous accorde que le dernier cas est rare. Mais ce qui est certain, c'est que si les taux d'intérêt sont manipulés à la baisse, le processus va trop loin, jusqu'au surendettement. C'est bien la crise que nous vivons. Grâce à messieurs Krugman & Co (Joseph Stiglitz, Ben Bernanke, Alan Greenspan, Mario Draghi...) le processus ne s'est jamais arrêté. Monsieur Krugman écrit sur son blog :

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Des obligations en baisse (donc rendement en hausse), des actions en baisse et un dollar qui se renforce sont signes de durcissement de la Fed. Inversement, des obligations en baisse (donc rendement en hausse), des actions en hausse et un dollar qui se renforce sont signes de robuste reprise.
Cette semaine, surprise, surprise : nous avons vu les obligations baisser, les actions baisser et le dollar perdre du terrain sur presque toutes les monnaies.
Ceci, selon M. Krugman lui-même, signalerait un problème de dette...
- Les bons du trésor à 10 ans = rendement en hausse de 1,62 à 2,2%.
- Le MSCI World (actions hors Etats-Unis) plonge.
- Le dollar index : baisse de 84 à 80, soit 5%

Nous sommes donc plutôt dans la première ligne du tableau de ce visionnaire de Krugman (qui n'a pas eu son prix Nobel dans une pochette-surprise d'une kermesse de fin de banquet du G20) que dans la seconde. Problème de dette et non durcissement de la Fed.
Le FMI vient d'abaisser ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis et les indicateurs avancés sont mauvais. En revanche, quelques mots pourraient envoyer l'or du côté des 1 200 $ l'once. Ce qui ferait les affaires de la Chine (qui profiterait des soldes) et des Etats-Unis (camouflage de la déroute à venir).
[LA CHINE CONVOITE L'OR MONDIAL !
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Ensuite, la hausse de l'or rentrera dans sa phase ultime, la plus violente...