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Les Pakistanais voteront samedi 11 mai pour élire leurs députés au parlement national, un scrutin à l'issue duquel le parti arrivé en tête devra rassembler une majorité pour gouverner, et dans les quatre assemblées provinciales du pays.
Ces élections seront les premières depuis la création du Pakistan en 1947 à se dérouler après qu'un gouvernement civil eut achevé son mandat de cinq ans, d'où leur importance pour la consolidation de la démocratie dans ce pays instable.
L'Assemblée nationale compte 342 députés, dont 272 sont élus par un scrutin uninominal à un tour et 70 autres à la proportionnelle (60 sièges réservés aux femmes et 10 pour les minorités religieuses: chrétiens, hindous...).
Les 86 millions d'inscrits éliront également samedi les députés des quatre provinces du pays: Pendjab (centre), Sind (sud), Baloutchistan (sud-ouest) et Khyber Pakhtunkhwa (nord-ouest).
Les électeurs des zones tribales bordant l'Afghanistan, considérées comme le principal refuge des talibans pakistanais et de leurs alliés d'Al-Qaïda dans la région, voteront seulement pour l'Assemblée nationale. Particularité de ces régions conservatrices: aucun siège n'est réservé aux femmes.
Les scrutins fédéraux et provinciaux ne concernent pas les régions nordiques du Gilgit-Baltistan et la portion du Cachemire administrée par le Pakistan (nord), qui ont un statut à part.
Particularité pakistanaise, un candidat peut tenter sa chance dans plusieurs circonscriptions à la fois, mais ne peut cumuler les sièges en cas de victoires.
L'âge minimal des candidats aux législatives est de 25 ans, ce qui exclut Bilawal Bhutto Zardari (fils du président Asif Ali Zardari et de l'ancien Premier ministre Benazir Bhutto) qui n'atteindra l'âge requis qu'en septembre prochain.
Au niveau fédéral comme des provinces, le parti ayant obtenu le plus de sièges sera appelé à former un gouvernement s'il est majoritaire. Sinon, il devra procéder à des alliances pour former un gouvernement de coalition.
Si le parti arrivé en tête ne parvient pas à rassembler la majorité par le jeu des alliances, ce sera alors au second parti, ou groupe parlementaire, de prouver qu'il peut le faire. Le Premier ministre sera issu du parti majoritaire ou de la coalition.
Une fois les gouvernements national et provinciaux constitués, un "collège électoral", formé des membres des assemblées provinciales et du parlement fédéral, devra élire pendant l'été le président du pays, qui entamera son mandat début septembre, au terme de celui de l'actuel chef de l'Etat.