Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
Les quelque 750 soldats français actuellement déployés au Mali poursuivent l’offensive au cinquième jour de l’opération "Serval". Retour sur les derniers événements marquants. :
Lors de sa conférence de presse, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que la France était engagée dans une "lutte implacable contre le terrorisme". "Nous sommes face à un adversaire agile, bien entraîné et apte à se dissimuler dans le relief et la végétation". Il a précisé que les forces françaises ont 4 missions : aider les forces maliennes à arrêter la progression des terroristes vers le sud, frapper leurs bases arrières, envoyer un signal fort de soutien à Bamako et faire en sorte de préparer l'intervention des forces armées africaines.
Selon le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le chiffre de 2 500 soldats français "sera atteint progressivement." Toutefois, le chef de l’État a expressément souligné qu'il souhaitait "laisser la place aux forces africaines le plus rapidement possible."
Le diplomate français a également rappelé que la priorité de la France était "la mise en œuvre rapide de la résolution 2085 de l'ONU." Adoptée le 20 décembre, cette résolution donne le feu vert à la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) qui prévoit le déploiement de troupes internationales mais aussi un processus de réconciliation politique et des négociations avec les rebelles du Nord non apparentés au terrorisme.
Mais certains, comme Washington, émettent des réserves quant à la mise en place de la MISMA. "Les États-Unis se sont toujours posés des questions sur la viabilité du concept", a déclaré l'ambassadrice américaine Susan Rice, estimant qu’il fallait "revoir presque de fond en comble" le schéma de la MISMA "étant donné que les circonstances sur le terrain ont beaucoup changé".