Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
Quelques jours après la prise de fonction de Manuel Valls, 88 élus PS avaient réclamé « un contrat de majorité et une inflexion politique ». Au lendemain des annonces du Premier ministre sur le plan d’économies de 50 milliards , ils récidivent. Une délégation d’entre eux a en effet écrit au chef du gouvernement (voir document ci-dessous) et plaide pour que le-dit plan soit limité à 35 milliards d’euros.
« Nous estimons dangereux économiquement, car conduisant à asphyxier la reprise et l’emploi, et contraire aux engagements pris devant nos électeurs, ce plan de 50 milliards d’économies sur la période 2015-2017 », écrivent ces députés de différentessensibilités. Parmi eux figurent les aubrystes Christian Paul et Jean-Marc Germain, Laurent Baumel (collectif « Gauche populaire »), Pouria Amirshahi (aile gauche du PS) ou encore le vice-président de la commission des Finances et économiste, Pierre-Alain Muet.
Ces élus s’« opposent » notamment au gel des prestations sociales , qui « atteindraient des millions de familles modestes ». Quant à l’effort demandé aux collectivités locales (10 milliards sur trois ans), ils estiment qu’il « fait courir le risque de briser l’investissement local » et demande que soit lancé un appel à projets de 5 milliards pour les territoires les plus en difficulté. Concernant le pouvoir d’achat, ils réclament « un effort supplémentaire de 5 milliards, et ce dès 2015 » et « une enveloppe de 1 milliard d’euros pour 50.000 emplois d’avenir supplémentaires et un plan pour les chômeurs de longue durée ».
Ils estiment que des « marges de manoeuvre nouvelles » peuvent être dégagées, en particulier « en présentant, dans le pacte de stabilité, une trajectoire plus crédible de réduction des déficits ». « L’objectif de passer sous la barre des 3% pourrait être maintenu mais décalé dans le temps », selon eux. Egalement sur les aides aux entreprises, « on peut faire mieux avec moins », suggèrent-ils en proposant de réduire de 30 à 20 milliards le montant des baisses de cotisations prévues.
Notons que le courrier est daté du 15 avril, donc la veille des annonces de Manuel Valls. Mais l’un de ses auteurs a précisé à l’AFP que son principe avait été décidé dès le mardi matin.
A LIRE AUSSI :
POUR EN SAVOIR PLUS :
DOCUMENT La lettre adressée à Manuel Valls
<btn_impr style="color: rgb(59, 58, 58); font-family: Arial, Verdana, sans-serif; font-size: 14px; background-color: rgb(255, 255, 255);"></btn_impr><btn_impr style="color: rgb(59, 58, 58); font-family: Arial, Verdana, sans-serif; font-size: 14px; background-color: rgb(255, 255, 255);"></btn_impr>