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<figcaption class="articleChapeau ">ILLUSTRATION. Athènes a décidé jeudi de repousser à fin juin le règlement de quatre échéances de prêts dues au Fonds monétaire international.Sur le même sujet
«Cette possibilité nous laissera plus de temps pour la négociation», a justifié une source gouvernementale grecque. La somme de 1,6 milliard d'euros, est désormais due au 30 juin.
Athènes est en négociations avec ses créanciers, l'Union européenne et FMI, sur un accord qui permettrait de débloquer la dernière tranche des prêts internationaux au pays, soit 7,2 milliards d'euros, qui lui permettraient de honorer ses dettes. Les pourparlers avec les créanciers sont entrés dans un nouveau cycle de discussions au plus haut niveau mercredi et devraient se poursuivre les prochains jours, a assuré Alexis Tsipras mercredi à Bruxelles à l'issue d'un dîner de travail décrit comme «long et sportif » par le président de la Commision européen Jean-Claude Juncker et jugé «très bon» par le patron de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem, qui s'est également joint à cette rencontre.
Alexis Tsipras avait alors laissé entendre que le paiement de vendredi serait honoré. La directrice générale du FMI, Christine Lagarde s’était d’ailleurs déclarée « confiante » jeudi, quelques heures avant la demande grecque de report.
La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé à la chaîne de télévision française France 2 jeudi soir qu'il fallait «des efforts notables de la part d'Athènes», soulignant que l'objectif des négociations est que la Grèce «reste» dans la zone euro. «Maintenant, c'est à la partie grecque de dire ce sur quoi elle souhaite éventuellement bouger», lui a fait écho le ministre français des Finances, Michel Sapin.
Les divergences portent notamment sur une réforme radicale des retraites souhaitée par FMI et un système de TVA à deux taux. Vendredi, il informera le Parlement grec de l'avancée des négociations. Les parlementaires devront donner leur aval si un accord est trouvé entre Athènes et ses créanciers.