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LEMONDE.FR avec Reuters | 23.02.12 | 06h49 • Mis à jour le 23.02.12 | 12h02
Ces violences, spontanées et inorganisées, éclatent depuis 48 heures dans un climat de protestation contre la vie chère et la hausse continue du prix des carburants.
Au Chaudron, traces d'incendies, pierres, verre cassé jonchant le sol témoignaient de la violence des heurts qui ont éclaté dans la soirée de mercredi et duré une partie de la nuit. Policiers et gendarmes mobiles ont repoussé pendant de longues heures les tentatives de pillage, protégeant notamment le principal supermarché du quartier. Dans la commune du Port, les affrontements ont également repris mercredi soir après ceux de la veille.

Face à face entre forces de l'ordre et manifestants, le 22 février 2012, dans la quartier du Chaudron, à La Réunion.AFP/RICHARD BOUHET
Des groupes ont notamment tenté de pénétrer dans les parcs de stationnement de concessions automobiles, brûlant plusieurs véhicules. Les violences se sont également étendues à Saint-Benoît, dans l'est de l'île, où l'entrée d'un supermarché a été forcée, sans que les assaillants ne le pillent complètement, selon un responsable de l'enseigne. Aucun bilan des dégâts n'était encore disponible, jeudi matin, à la préfecture.
Gilbert Annette, maire (PS) de Saint-Denis, a lancé un appel au calme jeudi matin sur les ondes de la radio publique Réunion Première. "La situation va empirer à la Réunion si aucune solution n'est apportée au problème du chômage des jeunes et du pouvoir d'achat des populations défavorisées", a-t-il toutefois souligné, invitant l'Etat "à prendre des mesures exceptionnelles pour la Réunion".