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Les plats cuisinés qui ont été retirés de la vente en raison de la fraude sur la nature de la viande pourront légalement être redistribués aux banques alimentaires. Photo : Sipa
Les personnes dans le besoin pourraient voir bientôt la viande de cheval inonder les rayons des banques alimentaires. Les plats cuisinés qui ont été retirés de la vente en raison de la fraude sur la nature de la viande pourront en effet être redistribués aux associations caritatives, a indiqué jeudi le ministre de la Consommation, Benoît Hamon.
Interrogé sur la légalité d'une telle disposition, le ministre a rappelé sur qu'une "disposition réglementaire prévoit qu'on puisse faire le don de produits qui ont connu un défaut d'étiquetage". "Ensuite, c'est aux associations de décider si oui ou non elles acceptent ces dons", a-t-il précisé.
"Des garanties sur la qualité de ces plats"
"Encore faut-il être sûr que ces plats sont bien propres à la consommation", répond pour Metro le réseau Banques alimentaires. "On prend, se réjouit de son côté le président du Secours populaire, Julien Lauprêtre. Mais il faut que toutes les garanties soient données sur la qualité de ces plats, c'est une question de dignité pour nos bénéficiaires". Les associations s'en remettent donc à l'avis sanitaire de la Direction générale de l'alimentation (DGAL). Contactée par Metro, celle-ci indique que les tests de ces produits sont encore en cours.
S'ils sont distribués, les bénéficiaires de l'aide alimentaire accepteront-ils de manger ces plats retirés de la vente ? "Il y aura bien sûr un étiquetage spécifique qui les informera précisément du contenu des plats. Mais on peut comprendre qu'ils restent réticents, comme n'importe quel consommateur", admet-on au réseau Banques alimentaires. Une incertitude qui représente un risque financier pour les associations : surgelés, ces plats (on parle de 4,5 millions) représentent un surcoût en termes de transport. Et s'ils ne sont pas consommés, il faudra y ajouter celui de leur destruction. Pour assumer ces coûts, les associations en appellent à l'aide des pouvoirs publics et des enseignes de distribution.