Dans cette affaire, neuf personnes, dont Dominique Strauss-Kahn, l'ex-patron du Fond Monétaire International (FMI) sont mises en examen pour proxénétisme aggravé. Le nom de DSK est cité par plusieurs femmes qui disent avoir eu des relations sexuelles avec lui. Mais l'ancien directeur du FMI assure qu’il ignorait que les femmes présentes aux parties fines auxquelles il a participé étaient des prostituées. Le 19 décembre, la justice a rejeté ses requêtes en nullité.
Agé de 63 ans, «Dodo la Saumure», qui tire son surnom du bain salé dans lequel on fait mariner les maquereaux, est un ancien promoteur immobilier qui exploite en Belgique plusieurs maisons closes et des « bars montants» (tolérés par la justice belge). Ce natif du nord de la France a nié avoir fourni des prostituées aux amis nordistes de DSK, bien qu'il ait de bonnes relations avec René Kojfer, chargé des relations publiques de l'hôtel et le premier des neuf mis en examen, et que Béatrice Legrain ait indiqué avoir accompagné une prostituée à un rendez-vous libertin à Paris, auquel participait DSK.
De nationalité française, Dominique Alderweireld a déjà été condamné à deux reprises en France pour proxénétisme. Lors de son procès à Tournai, il n'a pas caché qu'il s'était installé il y a une vingtaine d'années en Belgique pour y tenir des lieux de plaisirs tarifés, bars à hôtesses et autres. C'est lors des investigations dans ce dossier que les enquêteurs sont remontés jusqu'à l'affaire de prostitution dite du Carlton. A sa sortie de prison en janvier 2012, «Dodo» avait expliqué que sa compagne, Béatrice Legrain, et une autre jeune femme avaient «déjeuné ou dîné avec DSK, point final».


