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Publié le <time datetime="2015-05-19" itemprop="datePublished">19/05/2015 - 14:39 lien </time>
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<figcaption>Magasins sur Oxford Street, à Londres. PHOTO YSANGKOK/CC</figcaption></figure>
Les prix dans le pays enregistrent une baisse de 0,1 %. C’est une bonne nouvelle pour les Britanniques, mais cela ne devrait pas durer.
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“C’est officiel : la Grande-Bretagne est en déflation”, note le Daily Telegraph. Entre avril 2014 et avril 2015, les prix ont enregistré une baisse de 0,1%, selon l’Office national des statistiques. “C’est la première fois depuis plus d’un demi-siècle que le pays voit ses prix baisser”, précise le journal.
La chute de 3 % des prix des denrées alimentaires, celle de 12,3 % des prix du diesel et de l’essence ainsi que la baisse des prix des transports ont freiné l’inflation, explique le Telegraph.“C’est une bonne nouvelle pour les budgets des familles car les prix sont plus bas qu’il y a un an”, a déclaré le ministre des Finance George Osborne, cité par le journal.
“La banque d’Angleterre et la plupart des économistes s’attendent à ce que l’inflation reste autour de 0 % jusqu’à après l’été, et qu’elle reparte à la hausse vers la fin de l’année”, note le Financial Times. Il faut donc “en profiter tant que ça dure”, conseille Alan Clarke, économiste à la Scotiabank, cité par le quotidien économique.
Il n’est pas question d’une “déflation néfaste”, a aussi précisé le ministre. Le FT rappelle à ses lecteurs pourquoi les économistes ont tendance à se méfier de la déflation : “Elle accompagne souvent une période de faible croissance, voire une récession. La baisse des prix peut dissuader les consommateurs de faire des dépenses, car ils s’attendent à ce que les prix des biens et des services baissent encore. Quant aux entreprises, elles risquent de s’abstenir de faire des investissements, ce qui pourrait pousser l’économie dans une spirale déflationniste”, explique le journal.
“Mais aujourd’hui, la baisse des prix est en partie dûe à l’évolution du prix du pétrole, qui a baissé de moitié depuis mi-juin, ce qui permet aux familles de consacrer leur argent à d’autres achats. De plus, il n’y a rien [à ce jour] qui indique que les consommateurs reportent leurs achats”.
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