Attention, Etat capital! L'Ohio constitue une prise de choix pour Barack Obama ou Mitt Romney afin de conquérir la Maison-Blanche ou d'y rester quatre années supplémentaires. Il pourrait être le "faiseur de roi" de l'élection présidentielle, cru 2012.
Les deux candidats devraient d'ailleurs y multiplier les visites dans les deux semaines qui restent avant le jour J. "Nous y serons beaucoup", glisse sans surprise un stratège lié au candidat républicain à Politico. Le président sortant démocrate, lui, y est retourné dès le lendemain du troisième débat, ce mardi.
Les deux rivaux confirment ainsi leur intérêt pour cet Etat marqué par la crise du secteur automobile, où ils avaient déjà lutté par discours interposés, mi-juin, quand ils étaient venus parler économie aux habitants. Et quand Barack Obama et Mitt Romney ne sont pas là en personne, leurs équipes de campagne peuvent toujours bombarder les électeurs-téléspectateurs de spots politiques.
Un exemple côté démocrate:
VIDEO 1Un exemple côté républicain:
VIDEO 2
Pourquoi l'Ohio compte-t-il?
A vrai dire, l'Ohio compte toujours. Certes, il n'est pas l'Etat le plus important de toutes les élections américaines de l'histoire du pays, mais "cette année, tous les clichés à propos de cet Etat se vérifient", estime le New York Times. "Dans la plupart de nos simulations récentes, l'Ohio a fourni le vote décisif au sein du Collège électoral, dans 50% des cas", ajoute le quotidien américain.
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L'Express
</figcaption> </figure> </aside>Un argument numérique joue aussi pour l'Ohio. Chaque Etat envoie un nombre variable de grands électeurs dans ce Collège électoral qui élira ensuite le président et le vice-président des Etats-Unis. Le Buckeye State, puisque chaque Etat a un surnom, pèse lourd: 18 grands électeurs sur un total de 538. De quoi susciter les convoitises.
Enfin, l'Ohio n'est guère fidèle. Tantôt démocrate (1976, 1992, 1996, 2008), tantôt républicain (1972, 1980, 1984, 1988, 2000, 2004), il est le "swing-state" par excellence, dans la balance. Il y a quatre ans, il avait voté pour Barack Obama... après avoir été l'Etat-clé de la réélection de George W. Bush en 2004.
L'électorat ouvrier plutôt démocrate pourrait sanctionner l'administration, alors que le taux de chômage y est assez élevé (8,6% en janvier 2012). L'électorat rural, lui, est tenté par les conservateurs... Cèderont-ils au candidat républicain qui glissait lors du troisième débat qu'il "aimait Detroit"? Ou le président sortant saura-t-il conserver cet Etat qui concentre tous les ingrédients pour devenir explosif en 2012?

