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Une mauvaise ambiance de travail et la tenue de propos agressifs et dévalorisants reconnus par l'employeur, laissent présumer l'existence d'un harcèlement.
Est sans cause réelle et sérieuse, le licenciement d'une salariée pour inaptitude et impossibilité de reclassement, lorsque l'inaptitude est consécutive à des faits de harcèlement moral commis par la supérieure hiérarchique, elle-même licenciée par l'employeur en raison de ces faits.
La salariée victime d'un harcèlement moral peut contester la cause réelle de son licenciement fondé sur son inaptitude, en présentant la lettre de licenciement adressée par l'employeur à l'auteur du harcèlement.
Selon la Cour de cassation, présume de l'existence d'un harcèlement moral, le fait pour l'employeur de reprocher dans la lettre de licenciement adressée à l'auteur présumé des faits de harcèlement moral :
En conséquence, en reconnaissant qu'un salarié a instauré une mauvaise ambiance de travail, tout en tenant des propos agressifs et dévalorisants, et en le sanctionnant, l'employeur atteste que les faits présumés de harcèlement moral invoqués par un autre salarié sont avérés.
Aucun salarié ne peut être licencié en raison des faits de harcèlement moral qu'il a subis, dès lors que ce sont ces faits qui sont à l'origine de son inaptitude à reprendre le travail.
Source : Cass / Soc. 29 septembre 2011 - pourvoi n°10-12722