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Publié le 20.12.2012, 22h19 | Mise à jour : 23h18lien
En France, la hausse est continue depuis cinq trimestres.
Pour le quatrième trimestre 2012, l'Insee a finalement revu à la baisse son scénario (-0,1 point), par rapport à la précédente note de conjoncture d'octobre. Ainsi, l'Institut prévoit que la barre des 10% de chômage sera dépassée en fin d'année avec un taux estimé de 10,1% en fin d'année (10,5% DOM compris).
Ce seuil symbolique avait été atteint pour la dernière fois en 1999. Le record absolu de chômage en métropole (10,8%) fut enregistré en 1994 et en1997. Depuis le dernier point bas de mi-2011 (9,1%), du fait de la réforme des retraites la population active «a progressé de façon soutenue, avec 253 000 actifs supplémentaires» alors que l'emploi total est resté «globalement stable» sur la même période, précise l'Insee.
Le crédit d'impôt pour la compétitivité et les contrats aidés à la rescousse
Mais à partir de début 2013, cette croissance sera «légèrement moins forte», avec seulement 30 000 entrants sur le marché du travail supplémentaires prévus par trimestre. «De plus en plus de générations à fort effectif sont remplacées par des générations à plus faible effectif», commente l'Institut national de la statistique.
Mauvaise nouvelle, par contre : dans le privé, le repli de l'emploi devrait se poursuivre, particulièrement dans l'industrie. Les secteurs marchands non agricoles pourraient ainsi perdre 47 000 postes au quatrième trimestre 2012, puis 75 000 autres au premier semestre 2013. L'Insee intègre dans cette estimation les premiers effets du crédit d'impôt pour la compétitivité, qui permettrait de soutenir 15 000 postes d'ici mi-2013.
Au contraire, l'emploi dans les secteurs non-marchands serait en hausse (+26 000 en 2012, +31 000 au premier semestre 2013) notamment en raison «de la progression du nombre de bénéficiaires de contrats aidés».