D'ici à dimanche soir, @BarackObama va parcourir environ 16 000 km en avion pour visiter huit Etats-clé, certains deux fois.
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</nav> <header class="article_header">Avant le scrutin du 6 novembre aux Etats-Unis, les candidats dans la course à la Maison-Blanche ont repris leur campagne à plein régime. Le passage de la méga-tempête n'a que peu affecté les tournées électorales.

Les embauches semblent s'être accélérées aux Etats-Unis en octobre, mais les derniers chiffres du chômage risquent de faire apparaître vendredi un rebond après deux mois de baisse. Selon la prévision médiane des analystes, le rapport sur l'emploi que le gouvernement s'apprête à publier devrait faire apparaître une remontée du taux de chômage de 0,1 point, à 7,9% en octobre. Les chiffres officiels doivent être annoncés à 08h30 à Washington (soit 12h30 GMT).
"Pendant une tempête, il n'y a pas de démocrates ou de républicains", assure Barack Obama depuis le tarmac de l'aéroport de Green Bay dans le Wisconsin. C'est la première étape de sa tournée dans trois Etats-clé, à cinq jours de l'élection. Alors que Mitt Romney fait du "changement" l'un des mots-clé de ses discours ces dernières semaines, son rival rétorque: "Nous savons à quoi le changement ressemble, et ce n'est pas ce que propose" le républicain. Et d'évoquer les "talents de bateleur" démontrés par son adversaire pour "dissimuler" les politiques "qui ont échoué pour notre pays" sous George W. Bush.
Une journaliste de l'Agence France-Presse souligne sur Twitter un chiffre surprenant de la tournée électorale de Barack Obama:
D'ici à dimanche soir, @BarackObama va parcourir environ 16 000 km en avion pour visiter huit Etats-clé, certains deux fois.
Barack Obama est arrivé dans le Wisconsin pour son premier déplacement de jeudi, à bord de l'avion présidentiel Air Force One.
Alors qu'elle mettait en garde depuis des mois contre une élection "serrée", l'équipe de Barack Obama se laisse aller à un certain triomphalisme. "Nous sommes en position de force [...] et nous allons gagner cette élection mardi", a assuré mercredi le stratège David Axelrod.
Les nouvelles inscriptions au chômage ont poursuivi leur décrue pendant la quatrième semaine d'octobre, selon des chiffres publiés par le département du Travail à Washington. Le ministère recense le dépôt de 363 000 demandes d'allocations de chômage dans le pays du 20 au 27 octobre, soit 2,4% de moins que la semaine précédente où cet indicateur avait reculé de 5,1%.
Les candidats aux élections américaines auront dépensé environ six milliards de dollars en 2012, selon une estimation d'experts des finances électorales, soit environ 13% de plus que l'édition 2008. La présidentielle seule, entre Barack Obama et Mitt Romney, devrait toutefois coûter moins qu'en 2008. Raison principale des coûts en hausse? L'émergence de comités politiques indépendants des partis, capables de recevoir des contributions illimitées de la part d'entreprises, de syndicats et de riches particuliers.
"Le progrès est difficile. Le changement peut être lent", reconnaît Barack Obama qui est conscient que son bilan a déçu, alors que son adversaire républicain Mitt Romney l'accuse d'avoir manqué à sa parole de rassembler les Américains et surtout de remettre l'économie sur pied. Les sondages serrés témoignent d'électeurs désabusés, après avoir subi depuis quatre ans la pire crise économique depuis les années 1930.
Alors que c'était autrefois un pré-carré des Etats-Unis depuis passé au second plan, l'Amérique latine n'attend rien de concret de la présidentielle américaine. Elle ne figurera pas sur la liste des priorités de Washington, que Barack Obama soit réélu ou que son adversaire républicain Mitt Romney l'emporte, selon plusieurs analystes. Tout au plus une victoire d'Obama pourrait inciter le régime communiste de La Havane à s'ouvrir davantage, et celle de Romney à envenimer la situation avec les pays de la révolution bolivarienne.
La tournée électorale de Barack Obama doit le faire passer ce jeudi successivement dans le Wisconsin, puis le Colorado et le Nevada, les deux principaux Etats-clé de l'ouest. Celle de son rival Mitt Romney le fera retournerace jeudi en Virginie, puis dans le Wisconsin et l'Ohio vendredi.
L'état-major de Barack Obama à Chicago a crié victoire et ironisé mercredi sur le "désespoir" de Mitt Romney. Le candidat républicain accuse un retard de cinq points dans l'Ohio, l'Etat qui pourrait décider de l'issue de l'élection, mais est aussi en retrait en Floride et Virginie. L'équipe de Mitt Romney a répliqué qu'elle avait le bénéfice de l'"intensité" en cette fin de campagne et que l'élan était de son côté.
Relégué au second plan, Mitt Romney a repris sa campagne à plein régime en Floride à Tampa, confronté à la situation délicate de haranguer ses partisans sans attaquer directement un président en pleine situation de crise. Il a déroulé son plan économique en cinq points, mais n'a pas employé ses formules choc habituelles contre son rival.
C'est l'essence des Etats-Unis. Nous traversons des temps difficiles mais nous revenons plus forts qu'avant (...) nous nous soucions les uns des autres et nous ne laissons personne sur le côté de la route.
Barack Obama, à Brigantine
"Nous sommes là pour vous, et nous n'oublierons pas", a affirmé Barack Obama après avoir rencontré des personnes déplacées par le cyclone à Brigantine, une ville côtière du New Jersey. Il assure avoir donné l'ordre à son équipe de répondre "dans les 15 minutes" aux appels à l'aide des collectivités locales touchées.