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T.d.L et P.Th. | Publié le 13.11.2012, 14h47 | Mise à jour : 19h05
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C'est la première et très attendue conférence de presse du quinquennat. François Hollande a donné rendez-vous aux journalistes mardi, à 17 heures, dans la salle des fêtes de l'Elysée.
Six mois après son élection, l'heure des explications est venue pour le chef de l'Etat.
Malmené par la presse et dans les sondages, il dispose de près de deux heures pour convaincre, d'abord en s'adressant aux Français, puis en se soumettant au feu nourri des questions. Autre objectif de cette grand-messe, consacrer le «style Hollande», comme l'y engageait ce mardi l'un de ses proches, le ministre du Travail Michel Sapin.
Outre l'opposition, qui l'attend au tournant en pointant ses «reniements», le président est tout particulièrement observé par son aile gauche. «On va voir comment François Hollande va expliquer que ce qui n'a pas marché ailleurs - en Grèce, en Espagne, au Portugal - va marcher ici !», a déjà prévenu le chef de file du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon. Quant au secrétaire national d'Europe Ecologie - Les Verts (EELV), Pascal Durand, il a indiqué, ce mardi matin sur RTL, qu'il attendait du chef de l'Etat «qu'il fixe un cap».
Car, même s'il se défend d'avoir pris un tournant, l'exécutif a opéré un changement de cap après une première phase marquée par l'application à la lettre de son programme. Une orientation que le président Hollande devra expliquer, ce mardi.
Avec leparisien.fr, suivez la conférence de presse de François Hollande minute par minute:
VIDEO. La conférence de presse en direct VIDEO
19h01. Des livraisons d'armes vers la Syrie? « La France n'y était pas favorable tant qu'elle n'était pas sûre » de leur destination et de leur usage, répond François Hollande. Mais le chef de l'Etat revoit sa position avec la coalition: « La question sera nécessairement reposée à tous les Etats qui, comme la France, la soutienne. »
18h59. Hollande souligne les efforts de la Grèce. « La Grèce ne peut pas faire davantage que ce qui a été exigé, souligne Hollande. Et ça a été suffisamment difficile. » Reste, selon lui, une question: « comment accorder un délai à la Grèce sans que ça coûte ».
18h57. Le danger au Sahel. Le Sahel, affirme le président de la République, « c'est là qu'il y a certainement les dangers les plus grands pour notre pays ». Voilà pourquoi « la France a été au premier rang pour soutenir les Africains ».
18h54. Quelle action au Mali? La présence des islamistes armés dans le nord du Mali est une situation « suffisamment grave » pour que la France aide «les Africains à s'organiser par rapport à cette menace ». « La France et l'Europe feront en sorte de soutenir logistiquement cette formation, mais en aucun cas la France n'interviendra au Mali », tranche le président.
> A lire : Le Drian : «Au Mali, c'est notre propre sécurité qui est en jeu»
18h52. Hollande reconnaît la coalition syrienne. « J'annonce ici que la France reconnaît la coalition nationale syrienne comme la seule représentante du peuple syrien », annonce François Hollande.
18h47. Le président évoque la sortie de crise. « Nous allons sortir à un moment ou à un autre de la crise, le tout est de savoir quand et comment », explique François Hollande. « Mon devoir, c'est de ne pas perdre de temps et d'être au mieux quand la croissance remontera », affirme-t-il.
> Notre dossier sur l'Europe à l'épreuve de la crise grecque
18h40. Les relations avec l'Allemagne. « Ce qui compte, ce n'est pas ce qui se dit, c'est ce que nous nous disons », assure d'emblée François Hollande en abordant la question de ses relations avec la chancelière allemande, Angela Merkel. « Personne ne fait la leçon à personne. Pas plus sur le sérieux que sur la solidarité », insiste-t-il. « Après, il y a des situations politiques qui sont différentes, des échéances politiques qui ne sont pas les mêmes », reconnaît-il tout en insistant sur le fait qu'il ne faut pas « monter les opinions publiques les unes contre les autres ».
18h35. Hollande, les sondages et les couacs. « Oui, je regarde les sondages. Est-ce que je commente les sondages? Non », assure le président. « Est-ce que je me détermine par rapport aux sondages? Non. Si je devais le faire, je ferais campagne, je ne serais pas président », poursuit-il? Et d'évoquer les efforts qu'il doit faire par devoir. La question des « couacs » qui ont défrayé la chronique, le chef de l'Etat l'amène de lui-même: « Est-ce qu'il y a eu des couacs? Si je regardais la chronique de tous les gouvernements de ces trente dernières années, ce n'est pas celui-là qui détiendrait le record », veut croire François Hollande. Il en appelle tout de même « à la maîtrise de la parole, au sens de la responsabilité, à l'économie dans les moyens ». Il conclut sur une mise en garde, appelant chaque ministre à ne s'occuper que de son domaine.
A voir > Couacs et désaccords ; les dix boulets du gouvernement
18h33. « Je reviendrai. » François Hollande s'engage à nouveau à tenir une conférence de presse tous les six mois.
18h30. Hollande « revendique » l'idée du crédit d'impôt.« J'ai eu cette idée du crédit d'impôt, que je revendique », dévoile François Hollande en s'expliquant sur le pacte de compétitivité. « Nous allons faire ce que des sociaux-démocrates avant nous avaient imaginés », se félicite ce « fils » de Delors en évoquant la grande négociation sur l'emploi. Celui qui était le champion de la synthèse lorsqu'il était à la tête du PS, assume vouloir rassembler plusieurs inspirations.

18h27. Hollande revient sur les accusations de revirement. « Je connais bien la pensée socialiste. Je l'ai étudiée pendant des années avec lucidité et espoir », plaisante François Hollande, avant d'aborder plus sérieusement « deux conceptions du socialisme ». « Nous avons à faire un effort pour que notre offre soit consolidée, plus compétitive. Et je l'assume », explique le chef de l'Etat. «Nous devons faire cette révolution », admet-il.
18h20. Le Hollande bashing? « Je ne suis touché par rien. » « J'ai une conception de la liberté de la presse qui fait que je ne suis touché par rien et que je la respecte », affirme le président de la République. Et d'évoquer des « modes », des « humeurs »... « Et alors? Ça fait partie de la démocratie », admet-il. « Je ne pense pas que les Français se déterminent par cela », assure-t-il. « J'ai connu des situation tellement plus difficiles. Etre président de la République est la meilleure réponse à mes détracteurs », conclut-il.
18h16. Pas de référendum sur le droit de vote des étrangers. « Le gouvernement peut préparer le texte, il est assez simple à rédiger, mais il ne le déposera que si la perspective de son adoption » existe, redit le chef de l'Etat. « Un référendum en ce moment? Vous pensez que je vais prendre cette décision? Vous pensez que c'est, aujourd'hui, ça qui m'est demandé? » s'interroge-t-il, affirmant qu'en l'état, c'est non.
18h10. Hollande soutient Valls. « La lutte contre le terrorisme est une lutte qui doit rassembler », répond François Hollande, interrogé sur les déclarations de Manuel Valls qui ont mis le feu aux poudres à l'Assemblée nationale. Le ministre de l'Intérieur a, cet après-midi, accusé l'ancienne majorité d'être responsable du « retour du terrorisme » en France. « Ne perdons pas notre temps, ne nous divisons pas, ne polémiquons pas, ne cherchons pas à utiliser une phrase pour des questions de politique intérieure, c'est trop grave », lance le chef de l'Etat sur un ton solennel. Et, comme pour clore la polémique, il rend hommage au « ministre de l'Intérieur qui fait remarquablement son travail ».
> A lire : Valls impute à la droite le «retour du terrorisme» dans le pays
18h07. La question du droit de vote des étrangers est posée. « Le droit de vote des résidents étrangers est un proposition qui, depuis trente ans, est au programme de bien des chefs de l'Etat », relève Hollande. « J'ai moi-même pris un engagement », indique-t-il tout en soulignant que « cela ne pourra pas passer par décret ». « Ce n'est pas le président de la République qui décide du droit de vote », explique-t-il. « Il faut une majorité des 3/5e », poursuit-il. Or, « cette majorité aujourd'hui n'est pas constituée ». Voilà pourquoi il a demandé aux élus qui militent en faveur de ce texte de « travailler à cette majorité ». « Commençons par la fin, constituons la majorité des 3/5e et à ce moment-là le texte sera présenté », conclut-il.
>A lire : le droit de vote des étrangers remis à plus tard ?
18h04. Hollande demande aux écolos d'être « solidaires ». Rappelant que les socialistes ont, à eux seuls, la majorité à l'Assemblée nationale, François Hollande assume son choix d'avoir fait entrer des écologistes au gouvernement. Et, alors que certains – notamment, le sénateur EELV Jean-Vincent Placé – se sont interrogés sur leur présence au sein du gouvernement, le président Hollande leur adresse ce message: « Je leur demande d'être ce qu'ils sont mais aussi d'être solidaires. »
18h01. Hollande aborde le dossier du gaz de schistes. « Il y a eu une loi en 2011 qui interdit l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbure fondée sur le gaz de schiste. Je rappelle que je n'ai été élu qu'en mai 2012 », rappelle-t-il en préambule, avant d'indiquer que cet état de fait ne changera pas au cours du quinquennat. « Là encore, j'ai fixé le cap », se félicite-t-il.
>A lire : Gaz de schiste : «La France bénie des dieux», selon Rocard
18h00. Hollande fait l'éloge de son Premier ministre. « Jean-Marc Ayrault, je l'ai choisi parce que j'ai confiance en lui, loue le président de la République. Il est sérieux, c'est important. Il est loyal, c'est nécessaire. Il est dévoué à la cause publique et il est concret. » Et de conclure son hommage: « Voilà pourquoi je lui renouvèle ici toute ma confiance »
17h58.« Respect et simplicité. » « La président de la République exige de la hauteur, de l'élévation, reconnaît le président « normal » tout en souhaitant ne pas être déconnecté des citoyens.
17h55. Hollande répond sur le mariage pour tous. « Ce texte viendra au parlement et il a été souhaité qu'il y ait le temps pour le débat », indique-t-il en soulignant que « toutes les croyances doivent être respectées ». « Il y aura une évolution du droit, fondée sur l'égalité », promet-il. Mais, assure François Hollande, « je ne veux pas en faire un texte de division ». Au passage, le chef de l'Etat dit ne pas croire que la droite annulera cette reforme si elle revient au pouvoir. Ce type de changement, « A un moment, ça paraît périlleux, puis c'est accepté par tous »,
17h54. Sur la fiscalité, Hollande a « conscience » des efforts demandés.« J'ai conscience que je demande beaucoup aux catégories supérieures », assure-t-il, soulignant aussitôt: « Je ne les montre pas du doigt, je ne les stigmatise pas. »
17h51. Hollande assure avoir agi sans attendre. « Je n'ai pas attendu le mi-mandat, souvent pour la gauche quand elle est au pouvoir, le mandat du tournant », fait remarquer François Hollande, dans une référence au premier septennat de François Mitterrand avec lequel on le compare souvent. « Je n'ai pas attendu la fin du mandat pour dire qu'il fallait une réforme sur la compétitivité mais que ce serait mon successeur », ajoute-t-il en direction de Nicolas Sarkozy.
17h48. Y a-t-il un tournant de la rigueur? « Je n'avais pas dissimulé aux Français la réalité », réplique Hollande à la presse. « Si j'avais pu un moment manqué de mémoire ou de lucidité, ça m'aurait été rappelé par les marchés qui nous auraient sanctionnés, ou par nos partenaires », relève le chef de l'Etat. « Pour que la France pèse, il faut que ses comptes soient rétablis en bon ordre et que sa compétitivité soit redressée », fait valoir François Hollande.