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Les deux camps se disputent le contrôle des postes-frontières. Les combats font rage à Damas et Alep entre l'armée du régime et les rebelles. Chars et hélicoptères ont été déployés par l'armée. Les dernières infos.
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L'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens s'inquiète du sort des quelque 500 000 Palestiniens vivant en Syrie, notamment dans le quartier de Yarmouk à Damas.
</article> <article class="exp_item_live">Pour rappel, les relations entre la Turquie et la Syrie, très mauvaises depuis le début de la répression des mouvements de contestation du régime du président Bachar al-Assad, en mars 2011, se sont gravement tendues fin juin après que la défense antiaérienne syrienne a abattu un avion de combat turc au large de ses côtes.
A lire: Syrie-Turquie: ce qu'il faut savoir sur les tensions.
Le Premier ministre Riad Hijab a affirmé dimanche devant le parlement que la "priorité" de son gouvernement était la préservation de la sécurité en Syrie.Chargé le 6 juin par le président Bachar al-Assad de former un nouveau gouvernement, Hijab a formé son cabinet composé de loyalistes le 23 juin. Ce dimanche, il a rendu hommage à l'armée syrienne qui "fait face aux plans hostiles", selon l'agence officielle Sana.
L'armée turque renforce son dispositif le long de la frontière syrienne. Elle envoie des batteries de missiles sol-air et de véhicules de transport de troupes, selon l'agence de presse Anatolie.
Plus de 2 000 Syriens se sont réfugiés dimanche en Jordanie, selon une ONG jordanienne qui s'attend à un afflux encore plus massif. Cette ONG a déjà pris en charge plus de 50.000 réfugiés syriens en Jordanie.
A lire en anglais: quels dangers pour la région si el-Assad venait à tomber? (Wall Street Journal)
Le chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi, dont le pays est le principal allié du régime de Bachar al-Assad, a affirmé dimanche que la situation était "calme" en Syrie. "Les ressortissants iraniens qui s'y trouvent n'ont pas de problème. Il n'y a pas besoin de mener une action particulière", selon l'agence de presse officielle Irna.
"C'est la première fois que Damas connaît des bombardements aussi violents. Les explosions sont énormes!"
This is the first time Damascus has witnessed such fierce shelling. There are very huge explosions.
Thabet Salem, journaliste à Damas, citée par Al-Jazeera
Cela fait 20 ans qu'on accuse les jeux vidéo, les jeux de rôles, les films... Et généralement, les gens qui l'ouvrent sur le sujet sont les gens qui n'y connaissent rien.
Face à la dispersion de l'opposition syrienne qui est aujourd'hui peu identifiée, nous devons nous mobiliser pour protéger le peuple syrien. Depuis de nombreux mois, je déplore la faiblesse pour ne pas dire l'inexistence de l'Union européenne en Syrie. L'Union européenne n'a pris aucune initiative significative pour soutenir les pays arabes qui ont connu des révolutions historiques. Alors que les peuples ont payé de leur vie leur liberté, nous sommes passés d'un soutien quasi-inconditionnel à des dictateurs à un soutien 'discret' à des peuples courageux qui souffrent encore.
Rachida Dati, eurodéputée UMP
La rébellion syrienne a annoncé dimanche le début de "la bataille de libération" d'Alep. Dans une vidéo postée sur YouTube, le colonel Abdel Jabbar al-Okaidi, commandant du conseil militaire de l'Armée syrienne libre (ASL) pour la province d'Alep (nord), proclame "le lancement de l'opération visant à libérer Alep des mains tachées de sang de la clique d'Assad". Il a assuré que l'ASL s'engageait à "protéger les civils", notamment "les minorités --chrétiens, Arméniens, Assyriens, Kurdes, alaouites, chiites" et autres dans cette province.
Les soldats syriens sont appuyés par des chars et des hélicoptères dans leurs combats à Damas et Alep. Un activiste s'identifiant par le nom d'Abou Omar, joint via Skype par l'AFP, a confirmé des bombardements par des hélicoptères. "Les familles tentent de fuir mais il est très difficile de quitter le quartier car il est encerclé et les combats sont violents".
Des hélicoptères ont aussi ouvert le feu à Roukneddine, un quartier à forte composante kurde. "Ce matin, les forces du régime ont lancé des tracts appelant les gens à évacuer le secteur", a expliqué le militant.
La prise de contrôle de Boukamal par les rebelles est un coup dur pour le régime syrien. Boukamal est bien plus vital pour la Syrie que pour l'Irak, notamment en raison des échanges qui s'y font. Cette situation va renforcer les rebelles et affaiblir le gouvernement syrien qui veut éviter à tout prix que des renforts --en hommes et en matériel-- puissent parvenir à l'opposition
Hamid Fadel, professeur de sciences politiques à l'Université de Bagdad