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L'essentiel :
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Les soldats français, déployés au Mali depuis 10 jours, progressent vers le nord du pays occupé par des combattants islamistes. Depuis avril 2012, cette région est un sanctuaire pour les groupes islamistes Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Ansar Dine et le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), qui en ont évincé des Touareg indépendantistes.
- L'objectif de la France "est la reconquête totale du Mali", a affirmé le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.
- Paris attend des pays d'Afrique de l'Ouest et du Tchad qu'ils envoient rapidement des troupes au Mali ainsi qu'une assistance de ses partenaires internationaux, alors que la sanglante prise d'otages, qui s'est terminée samedi en Algérie, a internationalisé ce conflit.

10h30 - Le gouvernement allemand justifie ses choix
"L'Allemagne ne veut plus être une grande puissance en politique étrangère", avoue le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble au quotidien allemand Handelsblatt. "Comment le pourrions-nous après Hitler et Auschwitz? L'Histoire laisse longtemps des traces", dit-il. L'Allemagne, qui a exprimé à plusieurs reprises son soutien à la France sur son intervention au Mali, a envoyé jeudi soir deux avions de transport de type Transall en soutien logistique à la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Elle a également annoncé apporter une aide humanitaire d'un million d'euros à destination des réfugiés dans les pays voisins du Mali, ainsi que l'envoi de personnes pour former les troupes africaines.
10h00 - Les forces franco-maliennes dans Diabali
Des soldats français et maliens entrent dans la ville de Diabali, prise il y a une semaine par des islamistes qui l'avaient en partie abandonnée le 17 janvier après des bombardements de l'aviation française. La colonne d'une trentaine de véhicules blindés dans laquelle se trouve quelque 200 soldats maliens et français est entrée dans la ville sans rencontrer de résistance, selon le journaliste de l'AFP qui accompagnait les militaires. Samedi, une colonne d’une dizaine de véhicules militaires maliens était déjà entrée dans la ville, selon notre envoyé spécial
9h20 - Le journaliste malien bien vivant
Le gouvernement malien qualifie "d'erronée" l'information qu'il avait rendue publique concernant la mort d'un journaliste local à Gao, dans le nord du pays. "M. Boul Kader Touré est bien vivant et nous nous en réjouissons", indique le gouvernement dans un communiqué. La veille, le gouvernement avait "condamné avec la dernière rigueur le lâche et odieux assassinat du journaliste", attribué aux "terroristes obscurantistes", dans un communiqué signé par le ministre malien de la communication et porte-parole du gouvernement, Manga Dembélé.
8h50 - Critiques d'Hervé Morin
Le président du Nouveau centre, Hervé Morin, exprime deux regrets sur la préparation de la guerre au Mali. "On a été assez mous sur l'accompagnement diplomatique" du discours prononcé par François Hollande à l'ONU en septembre, déclare l'ancien ministre de la Défense sur LCI. "De septembre à novembre, nous n'avons pas présenté de plan militaire pour constituer la force qui permettrait de protéger le Mali", déplore-t-il. Le député centriste de l'Eure a "le sentiment aussi que la tournée européenne ou africaine qui aurait permis de construire une force mieux dimensionnée - on se serait senti moins seul - n'a pas été faite comme il aurait fallu".
8h45 - "L'Allemagne aujourd'hui nous manque"
Le patron de l'UMP Jean-François Copé indique qu'il profiterait de la célébration des 50 ans du Traité de l'Elysée scellant l'amitié franco-allemande pour interpeller Berlin sur son absence au Mali. "Je vais leur dit que sur ce sujet, l'Allemagne aujourd'hui nous manque."
8h40 - Les forces françaises et maliennes en route vers Diabali
Des soldats français et maliens sont en route vers la ville de Diabali (ouest du Mali) prise il y a une semaine par des islamistes qui l'avaient en partie abandonnée le 17 janvier après des bombardements de l'aviation française, apprend-on de source militaire. La colonne de véhicules blindés a quitté à l'aube la ville de Niono, à 350 km au nord-est de Bamako. Niono est elle-même située à 60 km au sud de Diabali où des missions de reconnaissance ont été effectuées ces derniers jours par l'armée malienne.
7h20 : La situation au Mali récupérée par les terroristes
"Sans l'intervention française au Mali, nous aurions risqué - au Mali comme ailleurs - d'avoir beaucoup plus d'otages", estime Elisabeth Guigou. Pour la présidente de la Commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale, il ne fait d'ailleurs aucun doute que le conflit a été récupéré par les terroristes qui ont pris en otage le site gazier d'In Amenas en Algérie. Selon la député PS, il s'agissait ainsi de "donner un maximum d'éclat" à leur action.
Minuit - 500 millions de dollars nécessaires pour l'intervention au Mali
L'intervention africaine en préparation nécessite un financement estimé à environ 500 millions de dollars, indique le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), Désiré Kadré Ouédraogo. Il s'agit d'une "première évaluation", selon le responsable ouest-africain. Les besoins pour les opérations de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) étaient évalués jusque-là entre 150 et 200 millions d'euros. L'Union européenne a décidé de participer au financement à hauteur de 50 millions d'euros.
